19/04/2021  -  « PPL Rist »  11871

(Un peu) plus d'autonomie pour les métiers de l'autonomie ?

Définitivement adoptée par les députés le 14 avril, la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification intègre quelques dispositions émancipant les kinésithérapeutes, ergothérapeutes et orthophonistes.

L'Assemblée nationale a adopté le 14 avril la proposition de loi (PPL) visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification dite aussi « PPL Rist » car portée par la députée Stéphanie Rist (LRM Loiret). Le texte initial prévoyait de créer une profession médicale intermédiaire, qui répondait à la mesure n°7 des conclusions du Ségur de la santé (diplôme situé entre le bac+10 des praticiens hospitaliers et le bac+3 des infirmiers). Devant l'opposition des médecins, cet article a très vite été supprimé. Mais « grâce à un travail appuyé des parlementaires lors de l'examen du texte » a souligné Olivier Véran, le texte permet, du coup, des évolutions de compétences à géométrie variable pour les masseurs-kinésithérapeutes, les ergothérapeutes et orthophonistes.

L'article 1er de la loi prévoit la rédaction dans un délai de six mois d'un rapport dressant un état des lieux de la pratique avancée des auxiliaires médicaux et des protocoles de coopération. Ce rapport devra examiner « l'opportunité de permettre aux kinésithérapeutes de pratiquer leur art sans prescription médicale » et précisera, le cas échéant, les conditions de mise en oeuvre d'une telle mesure.

Par ailleurs tout kinésithérapeute pourra légalement dans le cadre d'un renouvellement (patient qui revient consulter, poursuite de soins à l'issue d'une prescription quantitative...) adapter les prescriptions datant de moins d'un an (art.12).

Enfin, il met en conformité la possibilité de prescription par les kinésithérapeutes de « produits de santé », dont les substituts nicotiniques ainsi que d'antalgiques dans le cadre des protocoles d'accès direct en cas d'entorse ou de lombalgie aigüe.

Dans un communiqué du 14 avril, le conseil national de l'Ordre des masseurs kinésithérapeutes salue un texte qui « porte de réelles évolutions pour la profession de kinésithérapeute, pour une plus grande autonomie » et se félicite « de ce progrès vers une place plus centrale de la rééducation dans le système de santé ».

En ce qui concerne les ergothérapeutes, l'article 13 indique qu'ils pourront « prescrire des dispositifs médicaux et aides techniques » dont la liste sera déterminée par arrêté après avis de l'Académie de médecine et dans des conditions fixées par décret. Ils pourront également, sauf indication contraire du médecin, renouveler les prescriptions médicales d'actes d'ergothérapie, dans des conditions fixées par décret.

Les orthophonistes peuvent, elles « adapter, sauf indication contraire du médecin, dans le cadre d'un renouvellement, les prescriptions médicales initiales d'actes d'orthophonie datant de moins d'un an » (art.14) -sans condition de décret. Insuffisant, a dit en substance la Fédération nationale des orthophonistes, reçue par le ministre des Solidarités et de la santé le 15 avril. Elle réclame, en effet, un accès direct aux soins en orthophonie. Olivier Véran s'est engagé à lancer une mission sur le sujet avant le prochain projet de loi du financement de la sécurité sociale.

16/02/2026  - Aide à domicile

Assurance retraite : vers une reconnaissance mutuelle et réciproque des évaluations avec les départements

Sur le plan national, l'Assurance retraite propose aussi en 2026 une nouvelle offre « L'évaluation pour tous » avec rendez-vous au domicile.
16/02/2026  - 18ème édition du Prix KLESIA

« Santé mentale : accompagner le duo aidant-aidé », thème du Prix Klésia 2026

Sensibiliser, prévenir les facteurs de risques, accompagner les situations... Les structures ayant un projet en cours de conception ou de réalisation au bénéfice du duo aidant-aidé et de leur santé mentale peuvent candidater à cette nouvelle édition de l'engagement pour l'intérêt général créé par KLESIA.
16/02/2026  - Article 51

Adèle : accompagner l'aidant dès la sortie d'hôpital de son proche

Une expérimentation article 51 va de manière inédite cibler spécifiquement les aidants avec pour objectif de prévenir leur épuisement.
16/02/2026  - Fin de vie

Droit à l'aide à mourir : les Ordres des médecins et des infirmières demandent la sécurisation de leur exercice

Un communiqué commun rappelle leur position alors que les députés entament aujourd'hui la deuxième lecture des textes sur les soins palliatifs et le droit à l'aide à mourir.
13/02/2026

Journées de l'innovation en santé : Bien-vieillir

RDV du 13 au 15 février 226 à la Cité des Sciences et de l'industrie à paris pour les Journées de l'innovation en santé. Cette 3è édition invite le public à explorer les grands enjeux de l'innovation et du progrès médical et à découvrir la diversité des initatives portées par celles et ceux qui oeuvrent, chaque jour, pour notre santé. ...
12/02/2026  - Revue GPNV

Accueillir un résident de plus de 150 kg en Ehpad : mission impossible ?

La revue GPNV publie une étude inédite sur un sujet jusqu'ici inexploré en France, titrée « L'accessibilité des Ehpad français aux personnes en obésité de grade III : une enquête territoriale ».
12/02/2026  - SNANC

La qualité nutritionnelle des repas servis dans les Ehpad sera encadrée

La mesure fait partie des 14 actions-phares prioritaires de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC).
12/02/2026  - Municipales 2026

Une lettre ouverte de l'Uniopss aux futurs maires

Le réseau Uniopss mobilise les acteurs associatifs pour interpeller les candidats aux élections municipales.
12/02/2026  - Enquête

Ehpad : derrière la satisfaction affichée, une parole qui peine à se faire entendre

94 % des résidents se déclarent satisfaits de leur vie en établissement, 17 % estiment que leur avis n'est pas écouté, selon le Baromètre lancé par le label Vivre, qui pointe du doigt les failles de la communication et de la participation.