Dans le n° 27-décembre 2012  -  Restauration collective en EHPAD  1106

L'individualisation des repas des personnes âgées

Être restaurateur spécialisé auprès des personnes âgées en EHPAD c'est adapter l'alimentation à leur goût ainsi qu'aux divers troubles cognitifs et aux pathologies. Comment se manifeste alors cette personnalisation, en dehors de la classique carte de remplacement ?

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

Dans les menus proposés de façon générale, on retrouve un certain nombre de concepts adaptés aux goûts : les personnes âgées apprécient en effet la tendreté des viandes et la cuisson prolongée des légumes, les plats de terroirs et les plats régionaux.

Toutefois les difficultés de mastication, les troubles du comportement, la perte d'autonomie, sont le lot des personnes âgées, aussi les cuisiniers réussissent-ils à trouver des adaptations sous forme de concepts de restauration, notamment ce qu'Elior Restauration Santé appelle les Faciles à manger en texture modifiée et les Bouchées saveurs liées à la maladie d'Alzheimer, les Alimains chez Medirest qui sont conçus pour répondre à ces situations.

Composés à partir d'aliments naturels non modifiés, les Alimains sont des mets colorés et faciles à distinguer : petits toasts, bâtonnets, sticks... Ils sont consommés facilement sans utiliser de fourchette ou de couteau, dont le maniement est parfois difficile pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Et pour la dénutrition ? Protéines, protéines...

Une récente étude sur la dénutrition a été menée par le Pr Claude Jeandel dans un EHPAD parisien * pour comparer l'efficacité des compléments nutritionnels oraux et le concept Énergie Saveurs d'Elior : enrichi en protéines et en calories, un potage de 300 ml par exemple apporte 320 calories dont 15 grammes de protéines aux résidents dénutris.

Quant à Medirest, elle s'appuie sur les travaux du Dr Docteur Monique Ferry [1] sur la dénutrition qui préconise également un enrichissement des plats en protéines.

Stratégie de personnalisation des repas

Pour Patrick Jozeau, directeur-général délégué d'Elior Restauration santé, la stratégie de personnalisation des repas et de cuisine sur-mesure, répond aux besoins de ses clients et à des enjeux liés à la dépendance, à la dénutrition..., elle-même en cohérence avec les recommandations actuelles en matière de nutrition des personnes âgées : apports nutritionnels conseillés, GEMRCN [2], et recommandations de l'HAS.

L'individualisation des repas a-t-elle un surcoût dans le prix de journée ?

Dans le cadre de l'enrichissement des repas Énergie Saveurs en protéines et calories, cela se traduit par un surcoût lié aux ingrédients rajoutés, que nous avons estimé à 1,44 euros par jour à comparer aux compléments nutritionnels oraux, qui vont de 2,40 à 3,04 euros par jour.

Sur quels axes travaillez-vous pour préparer le futur ?

Nous travaillons sur l'accompagnement des personnes âgées pour leur maintien à domicile, ainsi que sur de nouvelles textures pour répondre encore plus finement aux pathologies du grand âge comme les difficultés de mastication et de déglutition. En tant qu'expert du soin nutritionnel, nous pensons qu'il faut éviter l'exclusion alimentaire et maintenir la fonction sociale du repas le plus longtemps possible.

" On mange avec tous ses sens, pas seulement avec la bouche ", pourrait dire en conclusion Laurent Viale, consultant spécialisé.

[1] Voir la section FOCUS dans ce même numéro

[2] Groupement d'Etude des Marchés en Restauration Collective et de Nutrition

29/01/2026  - Réforme

Stéphanie Rist s'inscrit clairement dans l'esprit de la loi infirmière

Lors d'un déplacement à la maison de santé pluridisciplinaire de Taissy, dans la Marne, Stéphanie Rist a fait le point sur la réforme portée par la grande loi infirmière du 27 juin 2025.
29/01/2026  - BASSMS

Accord du 4 juin 2024 : 46 départements « ont honoré leurs engagements » en 2025

La confédération d'employeurs Axess fait le bilan 2024 et 2025 du financement par les départements de l'accord du 4 juin 2024 sur le Ségur pour tous.
29/01/2026  - Répia

« 5 minutes, 5 jours, 5 défis pour l'hygiène des mains »

À l'occasion de la Journée mondiale de l'hygiène des mains, le 5 mai, le Répia lance l'édition 2026 de sa campagne nationale de sensibilisation :
29/01/2026  - Prévention

Une grille d'auto-évaluation pour prévenir le suicide en établissement

Il permet aux Ehpad d'adopter un regard systématique et exhaustif sur les espaces de soins et de vie.
28/01/2026  - Recherche

La perte de l'odorat, premier signe de la maladie à corps de Lewy ?

Si l'hypothèse était confirmée, un simple prélèvement nasal couplé à des tests olfactifs pourrait la différencier d'Alzheimer.
28/01/2026  - Fin de vie

Soins palliatifs : les ambitions rattrapées par le principe de réalité

Les propositions de loi sur le droit à l'aide à mourir et sur les soins palliatifs sont soumises à un vote solennel du Sénat le 28 janvier en soirée, précédé d'explications de vote.
28/01/2026  - Solitude

Les Petits Frères des Pauvres veulent créer un Observatoire de la mort solitaire

L'association annonce la création d'un comité scientifique chargé de mettre en place un Observatoire national de la mort solitaire qui collectera des données fiables sur la fréquence et les circonstances de la mort solitaire.
28/01/2026  - Congrès Fnadepa

"La bataille n'est pas perdue" : Marie-Anne Montchamp appelle à structurer une vision politique de l'autonomie

Ancienne présidente de la CNSA et actuelle directrice générale de l'OCIRP, Marie-Anne Montchamp a livré lors du 18e colloque de la FNADEPA une analyse sans concession des politiques de l'âge. Entre court-termisme budgétaire et absence de contrat clair avec la nation, elle diagnostique les failles d'un système qui peine à assumer la création de la cinquième branche.
27/01/2026  - Santé publique

Grippe : la campagne de vaccination prolongée jusqu'au 28 février

Face à la poursuite d'une circulation importante des virus grippaux, la campagne de vaccination est prolongée jusqu'au 28 février, a annoncé la Direction générale de la santé (DGS)