Dans le n° 101-février 2019  - Soins mobiles en EHPAD  10294

Gadget ou amélioration de l'efficacité ?

Les tablettes numériques et autres montres connectées font désormais partie du paysage de la « silver économie ». Mais qu'en est-il des solutions mobiles pour les soins en EHPAD ? Traçabilité, détection des chutes, repérage de situations à risque... L'intelligence artificielle analyse les données et améliore la qualité de la prise en charge. Voeu pieu ou réalisations concrètes, zoom sur l'état du marché et le développement des solutions.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

La télémédecine fait ses classes en EHPAD

Depuis le 15 septembre 2018, les consultations de télémédecine sont remboursées par l'assurance maladie. Considérée comme une avancée majeure, cette reconnaissance confirme la volonté d'améliorer l'accès aux soins et la prise en charge des patients les plus vulnérables, rompre l'isolement des professionnels et lutter contre les déserts médicaux. Elle permet aussi de renforcer l'efficience de l'organisation du système de santé.

Pour les EHPAD, l'intérêt est évident, d'autant que ces consultations touchent des champs d'intervention variés : évaluation gériatrique, psychiatrie, soins et suivi des plaies et des escarres, cardiologie, dermatologie, concertation pluridisciplinaire...

Les téléconsultations permettent la réalisation d'examens médicaux par télé-diagnostic, réduisent de façon significative les frais liés à la gestion des résidents (personnel soignant, transport, etc.), limitent les admissions aux urgences (souvent délétères pour la santé morale et physique de la personne âgée).

Les EHPAD, sensibles à ce progrès, ont commencé à s'équiper, notamment de matériels mobiles. Pour André Minyemeck, directeur de l'EHPAD « Les Reflets d'Argent » à Conches-en-Ouche dans l'Eure, « la télémédecine est opérationnelle depuis 2013 dans notre établissement. Nous avons en effet participé à une expérimentation pilote en psychiatrie avec le Centre Hospitalier de Navarre. Aujourd'hui, nous entrons dans une 2ème phase. Le département changeant de technologies, nous devons nous équiper de nouveaux matériels si nous voulons rester connectés avec l'hôpital. Cela pose dès lors la question de nos besoins. Le catalogue compte plus de 60 objets connectés. Comme nous souhaitons développer la téléconsultation avec les médecins de ville (cardiologues, dermatologues, gériatres...)., il nous faut sélectionner des matériels spécifiques (stéthoscopes connectés par exemple). »

E-consult 49, les précurseurs

C'est dès 2016, avant la publication de l'article 36 autorisant le déploiement de la téléconsultation, que le Centre d'Expertise National des Technologies pour l'Autonomie et la Santé (CENTICH) s'est vu mandater pour piloter un projet de téléconsultation en lien avec 5 EHPAD et le CHU d'Angers. Soutenu par la Mutualité Française et l'ARS des Pays de la Loire, e-consult 49 vise à améliorer les parcours de santé des personnes âgées en perte d'autonomie. « L'aspect technique n'a pas posé de problèmes », explique Jawad Hajjam, directeur du développement du Centich. « Nous nous sommes appuyés sur les technologies proposées par l'ARS. L'enjeu était surtout de proposer des téléconsultations avec les spécialistes du CHU (en dermatologie, gérontopsy et gériatrie) dans un délai inférieur à 2 semaines. Le pari du calendrier partagé est gagné même si les spécificités du CHU exigent des réorganisations permanentes. Il faut trouver un équilibre entre l'urgence hospitalière et la médecine de ville. Aujourd'hui nous réfléchissons à l'élargissement des téléconsultations aux établissements de santé de territoire et à la médecine de ville autour de la dermatologie, de la psychogériatrie et de la gériatrie notamment pour bénéficier d'un regard global sur la personne âgée. Mais au-delà des questions techniques, le succès repose sur une bonne organisation logistique pour garantir la fluidité du projet. »

26/02/2026  - SFGG Société Francaise de Gériatrie et de Gérontologie

Sexualité et grand âge : les Printanières de la SFGG brisent les tabous

Le 2 avril 2026, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie consacre son webinaire « Les Printanières » à une question longtemps tue dans les établissements et services à domicile : la santé sexuelle des personnes âgées.
26/02/2026  - Centre de ressources

La Fondation Médéric Alzheimer lance « Essentiel Alzheimer » pour les aidants

Il s'agit d'une plateforme numérique et d'une ligne d'information 3150, gratuite, anonyme et confidentielle.
26/02/2026  - Nominations

Outre-mer : deux nouveaux directeurs généraux d'ARS

Philippe Luccioni-Michaux est nommé en Guadeloupe et Etienne Billot à Mayotte.
26/02/2026  - Décret et arrêté

Infirmières : la réforme de la formation entrera en vigueur le 1er septembre

La réingénierie prend en compte les importantes évolutions du métier d'infirmière portée par la loi « historique » du 27 juin 2025.
25/02/2026  - Vote

Aide à mourir : l'Assemblée nationale franchit une nouvelle étape décisive

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, ce mercredi 25 février 2026, deux textes majeurs sur la fin de vie. Si le vote sur le développement des soins palliatifs a fait l'unanimité - 491 voix pour, aucune contre -, celui instaurant un droit à l'aide à mourir a suscité davantage de débats : 299 députés l'ont soutenu, 226 s'y sont opposés.
25/02/2026  - Bilan d'étape

Stratégie soins palliatifs : une offre renforcée dans les territoires

352 millions d'euros ont été mobilisés sur la période 2024-2025, soit 157 millions de plus que prévu.
25/02/2026  - AAC

12 nouveaux Pasa en Centre-Val de Loire

En l'absence d'accueil de jour dans un rayon de 15 km, possibilité était donnée d'ouvrir le Pasa à 2 ou 3 personnes âgées provenant du domicile.
25/02/2026  - Décret

Conseils d'administration des ESMS publics : les collectivités vont désigner des suppléants

Un décret de simplification administrative permet désormais d'éviter certains problèmes de quorum.
25/02/2026  - Santé publique

Primo lance un programme d'amélioration de l'état bucco-dentaire des résidents

L'état bucco-dentaire est souvent préoccupant en Ehpad ou établissements hébergeant des personnes en situation de handicap. Le déficit de formation des personnels en est l'une des causes.