Dans le n° 18-mars 2012  719

Dépassionner le débat autour du linge

M. Bernard Mercuzot est expert en blanchisserie depuis de longues années. Avec son Cabinet Synhomen, il aide différentes structures à analyser leur fonction linge et à définir leurs besoins. Il assiste également les établissements à mettre en place des projets de blanchisserie, créations ou restructurations.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

Dans le secteur médico-social, les établissements ont-ils encore, en majorité, une blanchisserie intégrée ou sont-ils de plus en plus attirés par l'externalisation ?

Ce qui est de plus en plus externalisé, c'est le linge hôtelier et les vêtements de travail. Les établissements gardent encore le linge de résident et éventuellement le linge de ménage. On constate une externalisation de plus en plus forte parce que les établissements ont de moins en moins de moyens financiers pour renouveler leurs installations.

Intervenez-vous souvent quand il y a une décision à prendre ?

Oui, je les aide à faire les choix, et les études économiques qui permettent de démontrer la pertinence du choix, sur le plan économique mais pas seulement. Il faut aussi tenir compte du qualitatif. Cela suppose que l'on ait une connaissance de l'environnement, des prestataires alentour, etc.

Les maisons de retraite isolées souhaitent-elles garder leur blanchisserie, mutualiser ou externaliser le traitement du linge ?

Elles ne souhaitent pas trop mutualiser, sauf si elles s'adressent déjà à un loueur de linge. Les maisons de retraite isolées ont souvent intérêt à conserver l'autonomie complète de leur fonction linge, parce que souvent elles ont de trop petits volumes et des distances trop importantes par rapport au prestataire. Tout dépend du réseau autour d'elles. Plus les distances sont importantes, plus cela impacte le prix. Si l'EHPAD est livré une fois par semaine, cela pose aussi des problèmes... Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte pour faire un choix.

Les nouveaux intervenants sur ce marché peuvent-ils apporter quelque chose ?

Oui, les prestataires vraiment spécialisés sur le linge de résident sont intéressants parce que jusqu'à présent il n'y avait pas d'offre valable. Avant, confier du linge de résident à un loueur de linge ne se passait pas vraiment bien. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. 

Quand les établissements décident de refaire une blanchisserie quels problèmes rencontrent-ils ?

Le premier problème est le financement du projet. Dans les maisons de retraite, les budgets sont tellement serrés qu'on impacte rapidement les prix de journée et comme ce sont des prix encadrés...

Après, on arrive à réhabiliter des locaux, il n'y a pas trop de problème. Tout dépend de l'état initial.

Peut-on encore faire des blanchisseries intégrées qui ne soient pas aseptiques ?

Non, aujourd'hui nous ne faisons que des blanchisseries aseptiques car la différence de prix n'est pas significative. Les maisons de retraite sont obligées d'appliquer la norme RABC.

Ce qui est aussi très intéressant dans les EHPAD c'est le travail autour de la traçabilité du linge de résident. Cela permet d'avoir des informations et un bon dialogue avec les familles, avec les résidents. Souvent j'insiste, quand on fait une restructuration, pour qu'on puisse s'engager aussi dans une démarche de traçabilité. Cela a un coût mais permet d'obtenir un gain sur la prestation. Le dialogue autour du linge permet de dépassionner le débat qui reste souvent au niveau du conflit. La traçabilité permet un dialogue sur des bases concrètes et objectives.

26/02/2026  - SFGG Société Francaise de Gériatrie et de Gérontologie

Sexualité et grand âge : les Printanières de la SFGG brisent les tabous

Le 2 avril 2026, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie consacre son webinaire « Les Printanières » à une question longtemps tue dans les établissements et services à domicile : la santé sexuelle des personnes âgées.
26/02/2026  - Centre de ressources

La Fondation Médéric Alzheimer lance « Essentiel Alzheimer » pour les aidants

Il s'agit d'une plateforme numérique et d'une ligne d'information 3150, gratuite, anonyme et confidentielle.
26/02/2026  - Nominations

Outre-mer : deux nouveaux directeurs généraux d'ARS

Philippe Luccioni-Michaux est nommé en Guadeloupe et Etienne Billot à Mayotte.
26/02/2026  - Décret et arrêté

Infirmières : la réforme de la formation entrera en vigueur le 1er septembre

La réingénierie prend en compte les importantes évolutions du métier d'infirmière portée par la loi « historique » du 27 juin 2025.
25/02/2026  - Vote

Aide à mourir : l'Assemblée nationale franchit une nouvelle étape décisive

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, ce mercredi 25 février 2026, deux textes majeurs sur la fin de vie. Si le vote sur le développement des soins palliatifs a fait l'unanimité - 491 voix pour, aucune contre -, celui instaurant un droit à l'aide à mourir a suscité davantage de débats : 299 députés l'ont soutenu, 226 s'y sont opposés.
25/02/2026  - Bilan d'étape

Stratégie soins palliatifs : une offre renforcée dans les territoires

352 millions d'euros ont été mobilisés sur la période 2024-2025, soit 157 millions de plus que prévu.
25/02/2026  - AAC

12 nouveaux Pasa en Centre-Val de Loire

En l'absence d'accueil de jour dans un rayon de 15 km, possibilité était donnée d'ouvrir le Pasa à 2 ou 3 personnes âgées provenant du domicile.
25/02/2026  - Décret

Conseils d'administration des ESMS publics : les collectivités vont désigner des suppléants

Un décret de simplification administrative permet désormais d'éviter certains problèmes de quorum.
25/02/2026  - Santé publique

Primo lance un programme d'amélioration de l'état bucco-dentaire des résidents

L'état bucco-dentaire est souvent préoccupant en Ehpad ou établissements hébergeant des personnes en situation de handicap. Le déficit de formation des personnels en est l'une des causes.