Dans le n° 77-février 2017  -  Edito  6197

Autonomie : le grand silence !

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49,7 % des français, soit l'équivalent d'un Français sur deux, estime aujourd'hui que les personnes en perte d'autonomie ne peuvent pas être aidées au quotidien par leur famille 1 . Derrière ce pourcentage, c'est l'émergence d'une véritable prise de conscience, preuve s'il en fallait que les Français sont aujourd'hui massivement touchés par ce phénomène. Ils mesurent en tous cas ce que cette aide exige comme compétences et formations spécifiques.

Pourtant s'il reconnaissent la nécessité de solliciter de l'aide qualifiée, les prix affichés dans les établissements spécialisés leur paraissent toujours prohibitifs, le coût dépassant largement le montant moyen des retraites.

Pour financer, un consensus semble se dessiner. 65 % des français sollicitent une combinaison mixant solidarité nationale et assurances complémentaires. Et sur ce point, les avis divergent du côté des professionnels. Faut-il une assurance privée qui risquerait de trier les salariés ? Ou une assurance publique et obligatoire à laquelle tous les salariés cotiseraient et ce dès le 1er salaire ? Pour Michèle Delaunay, ancienne ministre, " L'assurance obligatoire jouerait un rôle pédagogique. La perte d'autonomie serait alors considérée comme un accident de la vie et non comme une déchéance. "

67,4 % des Français veulent que le financement durable du risque de perte d'autonomie fasse partie des réformes du prochain quinquennat, selon le même baromètre OCIRP. Mais pour l'heure, si les Français et les professionnels débattent, on se demande où sont les politiques.

Bien sûr, la prévention fait l'unanimité parmi les candidats à la présidentielle, mais pour le reste la question de la perte d'autonomie semble les laisser sans voix.

Il ne reste plus que deux mois avant les élections : il n'y a pas de temps à perdre. Nous attendons vos propositions financées !

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