Une étude scientifique à paraître montre une surmortalité importante des patients âgés ayant passé une nuit sans lit d'hospitalisation aux urgences.
Une étude scientifique à paraître montre une surmortalité importante des patients âgés ayant passé une nuit sans lit d'hospitalisation aux urgences.
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Une enquête flash baptisée « No bed night » de la Société française de médecine d'urgence et Samu-Urgences de France a été menée en collaboration avec le réseau de recherche FHU Impec du 12 au 14 décembre dernier en pleine triple épidémie, grippe, Covid, bronchiolite. Elle a concerné au final 1 598 patients âgés de plus de 75 ans, dans 97 services d'urgences répartis sur toute la France, avec constitution de deux cohortes : 707 personnes âgées ayant passé au moins une nuit sans lit d'hospitalisation, 891 ayant pu avoir un lit dans un service classique avant minuit le jour de leur arrivée à l'hôpital.
Les premiers résultats dévoilés le 8 juin à l'occasion du congrès des urgentistes font froid dans le dos. La surmortalité observée à 30 jours est de 46 % pour le premier groupe. « Pire, si on s'intéresse plus spécialement aux patients âgés qui ont une autonomie limitée, donc encore plus fragiles, ces patients-là meurent près de deux fois plus s'ils passent une nuit sur un brancard plutôt que dans un lit d'hospitalisation classique », a expliqué à France Inter le médecin urgentiste Yonathan Freund, médecin urgentiste à la Pitié Salpêtrière pour qui « les résultats sont impressionnants ».
L'étude « No Bed Night - Morbimortalité des patients âgés ayant passé une nuit sans lit d'hospitalisation aux urgences » est en attente de validation pour publication dans une revue scientifique.
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