A l'unanimité les syndicats dénoncent le décret du 4 septembre qui « réduit le médecin coordonnateur à un prescripteur de médicament » et ouvre la porte « au business de la télécoordination ».
A l'unanimité les syndicats dénoncent le décret du 4 septembre qui « réduit le médecin coordonnateur à un prescripteur de médicament » et ouvre la porte « au business de la télécoordination ».
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Voilà un texte réglementaire qui aura constamment fait l'unanimité contre lui ! Président du syndicat SMCG-CSMF, le Dr Pascal Meyvaert avait réagi à chaud à la parution du décret du 4 septembre 2025 relatif aux missions et conditions d'exercice des infirmiers et médecins coordonnateurs en Ehpad : « inacceptable pour la profession !».
Dans un communiqué commun du 17 octobre, les quatre syndicats représentant les médecins coordonnateurs, MCOOR, SMCG-CSMF, SNGC et Ffamco dénoncent un texte qui « après deux ans de pseudo-négociations » trahit l'esprit du décret du 26 avril 1999 qui garantissait la qualité des soins en Ehpad. Il tend, selon eux, à réduire le médecin coordonnateur à un « prescripteur de médicament » sur son temps de coordination, ce qui « va faire fuir les médecins coordonnateurs en poste et n'attirera pas de nouveaux candidats : le métier ne correspondra plus à ce qu'il était et se limitera donc à de la prescription médicamenteuse tout en ayant la responsabilité des missions du décret fondateur de 1999 sans pouvoir les accomplir ». Et, il mettra à la porte les médecins traitants généralistes, là où il y en a encore !
Par ailleurs, écrivent les signataires, ce décret « ouvre en grand la porte du « business » de la télécoordination en Ehpad ». Quel temps de présence sur site ? Quelles missions télécoordonnables ? « Le risque est grand de réduire ainsi la coordination à la seule télécoordination ».
Les représentants dénoncent un texte qui propose des soins « en mode dégradé » afin de faire des économies au détriment de la qualité de l'accueil des résidents.
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