Le projet de transposition à la fonction publique hospitalière de la réforme de la haute fonction publique laisse les directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S) sur le bas-côté.
Le projet de transposition à la fonction publique hospitalière de la réforme de la haute fonction publique laisse les directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S) sur le bas-côté.
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Le Syncass CFDT, FO cadres hospitaliers et l'Ufmict CGT ont appelé les directeurs des trois corps -d'hôpital (DH), d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S) et des soins (DS)- à faire grève aujourd'hui dans le contexte de la réforme de la haute fonction publique et de sa transposition à l'ensemble des corps de direction de la fonction publique hospitalière (FPH). Le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) s'est en revanche désolidarisé du mouvement.
Motifs ? Le décalage entre les engagements du gouvernement et les propositions statutaires et indemnitaires mises sur la table, mais, surtout, la mise à l'écart du corps des D3S de la réforme de la haute fonction publique -les syndicats ont claqué la porte des négociations le 3 juillet.
Dans le Quotidien du Médecin du 18 octobre, Lionel Pailhé (Syncass CFDT) dénonce à la fois des propositions « faites à l'emporte-pièce et de façon décoordonnée entre les différents corps, sans logique d'ensemble » et des pistes d'évolution « inacceptables pour nos collègues D3S ». Or, entre les corps des DH et des D3S, « nous avons une porosité complète des métiers et fonctions », ajoute-t-il.
Mobilisés ce 19 octobre, les 116 élèves D3S entrés en formation en 2022 et 2023 avaient exprimé leurs « inquiétudes » dans un courrier du 6 juillet aux trois ministres de tutelle : en l'état, les perspectives d'évolution de carrière posées par la Direction générale de l'organisation des soins constitueraient « une perte de chances pour nos promotions, en creusant davantage l'écart entre notre statut et celui des autres corps de la haute fonction publique, écrivent-ils. Cette dévalorisation de notre avenir professionnel va a` l'encontre des promesses d'attractivité des carrières et de mobilité que semblait pourtant incarner la réforme de la haute fonction publique alors que nous préparions le concours ».
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