Un groupe d'experts a élaboré des lignes directrices sur cette pratique française courante au nom des sociétés savantes Spilf et SFGG
Un groupe d'experts a élaboré des lignes directrices sur cette pratique française courante au nom des sociétés savantes Spilf et SFGG
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Alors qu'elle est rarement utilisée, voire inconnue, dans la plupart des autres pays, l'administration sous-cutanée d'antibiotiques est une pratique courante en France malgré l'absence d'autorisation de mise sur le marché (AMM) depuis 2014 et le retrait de celle de la ceftriaxone par l'Agence européenne des médicaments.
Lorsque cela est possible, la voie orale doit toujours être privilégiée. Néanmoins, l'administration sous-cutanée offre une solution pratique dans de nombreuses situations où les voies orale, intraveineuse ou intramusculaire sont contre-indiquées ou jugées trop risquées ou inconfortables. À ce jour, aucune recommandation française ou internationale ne décrivait les modalités d'administration des antibiotiques par voie sous-cutanée, mais ces dernières années, un nombre important de preuves scientifiques de haute qualité ont été publiées, permettant de décrire plus précisément cette pratique. Donc, face à la demande clinique croissante, au vieillissement de la population, à l'hétérogénéité des pratiques, la Société française des maladies infectieuses (Spilf) et la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG) ont sollicité des experts. Des directives viennent d'être publiées en leur nom par la revue Infectious Diseases Now pour définir les indications, les modalités d'utilisation et le cadre réglementaire de l'antibiothérapie sous-cutanée.
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