Dans le n° 101-février 2019  - Enquête  10293

L'e-santé vue par les patients : risque ou opportunité ?

Quelle place le patient occupera t-il dans la médecine de demain ? Pour le savoir, le laboratoire Pfizer a lancé via le Cercle P, un groupe de réflexion réunissant des experts de différents horizons une enquête [1] pour recueillir l'opinion de 300 associations de patients sur l'e-santé et les conséquences liées à son développement.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

Égalité ou inégalité entre citoyens : les craintes des seniors

La majorité des associations (72%) pense que le recours croissant à l'e-santé risque de créer des inégalités liées à une absence d'équipement (73%) ou de maîtrise de l'outil numérique (85%). Ce bilan fait apparaître une différence générationnelle. Les craintes sont plus importantes chez les plus âgés (97% des plus de 65 ans contre 56% des moins de 20 ans, et 75% des 20-45 ans).

Un recours à l'e-santé largement plébiscité

76% des associations interrogées se disent favorables au développement de l'e-santé. Les trois quarts (77%) estiment que l'e-santé est une solution efficace pour lutter contre les déserts médicaux. Pour 57% d'entre elles, le recours à la téléconsultation pourrait notamment permettre un meilleur accès aux soins et pallier le manque de médecins dans certaines spécialités. Les associations sont aussi une majorité à penser que l'e-santé peut avoir un impact positif sur la prévention, sur le suivi et l'adhésion au traitement (62%), sur le niveau et la qualité de l'information (65%), sur l'hygiène de vie (72%). En outre, la moitié des associations attend des effets concrets du développement de l'e-santé sur le rôle des aidants.

Des craintes exprimées sur la relation patients médecins

Ainsi, même si près de la moitié des associations attend une amélioration de cette relation, une sur cinq (20%) craint une détérioration. Et le déploiement de solutions de télémédecine accroît ces craintes : pour la moitié des associations, la diminution des échanges directs du fait des téléconsultations pourrait peser négativement sur les relations entre professionnels et patients.

Pour une labellisation officielle des outils

Seulement 4 associations sur 10 considèrent que les données de santé sont bien sécurisées actuellement. Et 8 sur 10 estiment qu'il serait souhaitable d'augmenter les contraintes en matière de sécurité et de confidentialité. Mais quid des données avec le recours à la télémédecine ? Si près d'une sur deux pense que cette approche n'aura aucun impact sur la confidentialité des informations échangées, 21% estime que cela aura des répercussions défavorables. La labellisation officielle serait dès lors une initiative pertinente au regard des problèmes de sécurisation et de confidentialitédes outils numériques avec un accès à des données de santé.

Expliquer et rassurer : une nécessité, surtout pour les plus âgés

Au vu des résultats, il apparaît nécessaire d'informer, d'expliquer l'intérêt du numérique, de créer de la réassurance pour favoriser une meilleure adhésion des associations et des patients. Sans cette démarche d'accompagnement centrée sur le patient, l'e-santé pourrait peiner à s'imposer comme une solution durable et légitime au service des enjeux du système de soins.


18/03/2026  - Etude

Accès aux soins : la crise s'aggrave, la téléconsultation s'impose comme réponse

Le troisième Baromètre Fédération Hospitalière de France x Ipsos, publié ce 17 mars, dresse un tableau sombre.
18/03/2026  - Justice

Chute mortelle dans un Ehpad : deux infirmières comparaissent pour homicide involontaire

Le Midi Libre a couvert le procès de Montpellier qui jugeait deux infirmières d'un Ehpad de Lodève six ans après les faits.
17/03/2026  - Education thérapeutique

Asalée vers le redressement judiciaire ?

2000 infirmières et 9000 généralistes proposent un accompagnement innovant des patients chroniques via une éducation thérapeutique personnalisée.
17/03/2026  - 17 mars 2026 - Journée des aides à domicile

Philippe Croizon s'engage aux côtés de la Fédésap pour la Journée nationale des aides à domicile

À l'occasion de la Journée nationale des aides à domicile, la Fédésap (Fédération Française des Services à la Personne et de Proximité) a choisi un ambassadeur inattendu mais particulièrement éloquent : Philippe Croizon, connu pour avoir traversé la Manche à la nage malgré l'amputation de ses quatre membres. Dans une vidéo inédite, engagée et volontiers humoristique, il partage sa vision d'un métier qu'il connaît de l'intérieur.
17/03/2026  - Arrêté

Gestion des stupéfiants en Ehpad avec PUI

Un arrêté du 12 mars 2026 modifie la gestion des stupéfiants dans les établissements de santé et médico-sociaux disposant d'une pharmacie à usage intérieur.
17/03/2026  - FFMKR

Prévention des chutes : les 3 propositions-phares des kinésithérapeutes libéraux

La FFMKR appelle à faire de la prévention de la perte d'autonomie une priorité nationale en s'appuyant davantage sur les kinésithérapeutes.
16/03/2026  - Santé publique France

Chutes : les hospitalisations et les décès augmentent de façon inquiétante

Avec 174 824 hospitalisations et 20 148 décès, l'objectif de baisse de 20% du plan antichute des personnes âgées 2022-2024 est mis en échec
16/03/2026  - Bénévoles

Gouvernance des associations : le HCVA plaide pour de nouveaux modèles

Le Haut Conseil à la vie associative fait 20 préconisations pour repenser la gouvernance associative en questionnant la représentation, le partage et l'exercice du pouvoir décisionnel.
16/03/2026  - Restau'Co

« Plus de bio dans l'assiette de nos aînés » : un projet en voie d'essaimage

Testé pendant 18 mois dans trois sites pilotes, il vient de donner lieu à un guide pratique et prévoit le développement d'un parcours de e-learning.