29/06/2020  -  AD-PA  11229

L' Ad-Pa revisite la politique de l'âge

Pour préparer l'après-Covid, et éclairer les diverses lois en préparation, l'Ad-Pa, association de directeurs au service des personnes âgées, émet une série de propositions aussi concrètes qu'urgentes, traduites sur le plan législatif.

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Un manque criant de professionnels

En s'appuyant sur le rapport alarmant publié par l'OCDE le 22 juin 2020, qui décriait le manque de professionnels dans les Ehpad. (2,3 professionnels pour 100 personnes âgées contre 5 pour 100 dans 28 autres pays) et préconisait une augmentation des effectifs de 90% en 20 ans. Un engagement qui va bien au-delà du rapport Libault.

Mais l'Ad-Pa entend aller plus loin, plaçant l'éthique comme préalable au service des personnes. Cette philosophie oblige à repenser les choix. « Il faut sortir du cadre », ce qui implique de penser le rapport aux personnes âgées différemment, en privilégiant les habitats plébiscités par les Personnes Agées (Domicile, R.A, RSS et établissements dans la logique domiciliaire), une approche globale de la santé (domicile-établissement), et en s'inspirant politiquement « des avancées du monde des personnes en situation de handicap », qui ont davantage réussi leur inclusion sociale, la prise en compte de leur citoyenneté, dans le respect de la personne.

« Pour les professionnels, cela implique de repenser le modèle domicile/ehpad, de revaloriser salaires et carrières, d'augmenter le temps de professionnels en établissements et à domicile et de diversifier les métiers, pour de manière plus globale, retrouver le sens et l'estime du travail », précise l'Ad-Pa. « Etre AS ne doit pas signifier « laver des derrières », mais aider des hommes et des femmes dans leur autonomie.» Il s'agit donc aujourd'hui de « passer d'une politique « dépendance » à une politique autonomie ambitieuse, humaine et moins normative ».

Des mesures concrètes

Forte de ces constats, l'association a identifié et défini les critères indispensables pour réussir une politique de l'âge en 4 points qu'elle a traduits de manière législative :

1- Créer une prestation de compensation des vulnérabilités, pour lutter contre l'âgisme qui entraîne « une sous-estimation des besoins des personnes âgées. » Le système de compensation des vulnérabilités devra déboucher sur « une extension des plans d'aides pour prendre pleinement en compte les aspirations des personnes : droits d'aller et venir, droit aux vacances, accès à la culture etc. Cela induira l'émergence de nouveaux métiers intervenant au domicile des personnes (psychologues, animateurs...) et de nouvelles vocations. L'acquisition du droit à compensation à tout âge permettra, enfin, aux personnes âgées de se réunir en groupes d'entraide mutuelle (GEM) afin de faire avancer le débat démocratique ».

2- Représenter les personnes âgées vulnérables pour « permettre aux personnes accompagnées en établissement ou à domicile d'exercer leur droit de citoyen, dans la mesure où elles peuvent, mieux que personne, parler de la vieillesse, du vieillissement et de leurs aspirations. »

3- Choisir les mots. « Parce qu'ils positionnent politiquement et sociologiquement, il est temps de choisir les mots qui préservent la dignité de chacun à tout âge, dans sa fragilité et vulnérabilité permanente ou transitoire. »

4- Transformer les établissements en de véritables « chez soi ». Au-delà d'une réflexion technique, une approche globale, voire éthique, sur la place de l'Homme dans la société laisse penser que le modèle sanitaire classique doit être dépassé pour permettre l'ouverture des établissements vers de nouveaux horizons, et ce d'autant plus que de nouvelles attentes sociétales émergent. Cet article vise à permettre aux établissements type « EHPAD ou résidences autonomie » d'opter pour un fonctionnement type « résidence service senior », tout en préservant leurs compétences techniques en matière de soins infirmiers et/ou médicales.

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