Un communiqué commun rappelle leur position alors que les députés entament aujourd'hui la deuxième lecture des textes sur les soins palliatifs et le droit à l'aide à mourir.
Un communiqué commun rappelle leur position alors que les députés entament aujourd'hui la deuxième lecture des textes sur les soins palliatifs et le droit à l'aide à mourir.
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Alors que les deux propositions de loi relatives à la fin de vie vont être examinées à partir de ce 16 février en deuxième lecture par l'Assemblée nationale, les conseils nationaux des Ordres des médecins et infirmiers viennent de publier un communiqué conjoint sur « le médecin et l'infirmier dans l'accompagnement de la fin de vie ». Ils y réaffirment « avec force » que « la priorité absolue » doit être la mise en oeuvre « d'une véritable politique nationale de soins palliatifs ». Ils rappellent que selon leur déontologie respective, le médecin et l'infirmier doivent « accompagner le mourant jusqu'à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d'une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage ». Ils ne peuvent « provoquer délibérément la mort ».
Si les travaux législatifs doivent aboutir à l'adoption d'un droit à l'aide à mourir, les deux Ordres insistent sur « la nécessité de sécuriser les exercices médical et infirmier, au service des patients. » Ils demandent :
- Une clause de conscience explicite et spécifique, faisant clairement référence à la procédure d'aide à mourir, sans renvoi à d'autres textes ;
- Un dispositif de protection juridictionnel spécifique ;
- La suppression du délit d'entrave, « qui ne saurait s'appliquer ni aux médecins qui seraient amenés à déclarer un patient inéligible à l'aide à mourir ni aux professionnels qui feraient valoir leur clause de conscience ».
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