21/04/2025  - Soins palliatifs  17862

Alzheimer : l'Advance care planning, une aide à l'anticipation

Julien Vernaudon et Anita Nowogorska présentent l'ACP qui contribue à atténuer le décalage entre la volonté exprimée par le passé et les souhaits actuels en impliquant le patient tout au long de la maladie et en s'appuyant sur les proches et les professionnels de santé.


La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs a organisé le premier colloque international en France sur l'Advance care planning (ACP), le 7 février dernier à Paris. La planification anticipée des soins, avec et pour le patient, est une façon de garantir la qualité des soins palliatifs, mais elle est encore mal connue dans notre pays.

Et quid de l'ACP en gériatrie, quand l'altération cognitive rend difficile la possibilité de se projeter dans l'avenir ? C'est le thème d'un article de la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement (GPNV) de mars titré « Advance care planning, une aide à l'anticipation dans les maladies d'Alzheimer et apparentées ». Les auteurs, Julien Vernaudon, gériatre et Anita Nowogorska, médecin de soins palliatifs (hôpital de Villefranche-sur-Saône) partent de la situation clinique de Mme S., 75 ans, qui après s'être occupée de son père Alzheimer, et alors elle-même Alzheimer à un stade léger, a rédigé des directives anticipées consignant, notamment, son souhait d'entrer en institution quand la maladie serait à un stade avancé. Quelques années après, ce stade atteint, elle se montre agressive et agitée quand on lui en parle. Pour les auteurs, cette situation clinique interroge la pratique médicale en ce qu'elle illustre la tension éthique qui peut apparaître entre les souhaits anticipés et les souhaits actuels : « la question autour du respect de décisions prises par le passé dans des directives anticipées est cruciale, écrivent-ils. Elle détermine finalement la direction prise pour trouver la décision à prendre : rester à la maison ou entrer en Ehpad ».

Autour de ce cas, ils analysent les difficultés d'appréciation de l'autonomie décisionnelle au fil d'une altération cognitive progressive. Ils évoquent ensuite les changements de valeurs et d'identité des personnes au cours de l'évolution de la maladie qui rendent difficile la possibilité d'anticiper et de se projeter dans l'avenir. Enfin, ils proposent aux soignants de s'appuyer sur le concept d'advance care planning pour tenter de concilier anticipation, empowerment, changement progressif des valeurs et perte d'autonomie. « Tenter », le mot est essentiel quand les directives anticipées, le témoignage de la personne de confiance et des proches se révèlent en décalage avec les nouveaux choix exprimés. L'ACP permet d'anticiper le projet de soins et de vie de manière dynamique et continue, en assurant une communication au fil du temps et en tenant compte des changements graduels de valeurs. Cette « approche d'éthique narrative » a pour mérite de s'appuyer aussi sur les proches « souvent désemparés face aux décisions éthiques concernant la personne malade. Leur participation dans l'ACP les préparera à mieux représenter les valeurs du patient une fois que sa capacité décisionnelle est trop altérée ».

Pour les auteurs, la mise en oeuvre et le et déploiement de l'ACP nécessitent une formation des professionnels de santé et une véritable politique institutionnelle.

Vernaudon J, Nowogorska A. Advance care planning, une aide à l'anticipation dans les maladies d'Alzheimer et apparentées. Geriatr Psychol Neuropsychiatr Vieil 2025 ; 23(1) : 124-129. doi:10.1684/pnv.2025.1219

16/02/2026  - Aide à domicile

Assurance retraite : vers une reconnaissance mutuelle et réciproque des évaluations avec les départements

Sur le plan national, l'Assurance retraite propose aussi en 2026 une nouvelle offre « L'évaluation pour tous » avec rendez-vous au domicile.
16/02/2026  - 18ème édition du Prix KLESIA

« Santé mentale : accompagner le duo aidant-aidé », thème du Prix Klésia 2026

Sensibiliser, prévenir les facteurs de risques, accompagner les situations... Les structures ayant un projet en cours de conception ou de réalisation au bénéfice du duo aidant-aidé et de leur santé mentale peuvent candidater à cette nouvelle édition de l'engagement pour l'intérêt général créé par KLESIA.
16/02/2026  - Article 51

Adèle : accompagner l'aidant dès la sortie d'hôpital de son proche

Une expérimentation article 51 va de manière inédite cibler spécifiquement les aidants avec pour objectif de prévenir leur épuisement.
16/02/2026  - Fin de vie

Droit à l'aide à mourir : les Ordres des médecins et des infirmières demandent la sécurisation de leur exercice

Un communiqué commun rappelle leur position alors que les députés entament aujourd'hui la deuxième lecture des textes sur les soins palliatifs et le droit à l'aide à mourir.
13/02/2026

Journées de l'innovation en santé : Bien-vieillir

RDV du 13 au 15 février 226 à la Cité des Sciences et de l'industrie à paris pour les Journées de l'innovation en santé. Cette 3è édition invite le public à explorer les grands enjeux de l'innovation et du progrès médical et à découvrir la diversité des initatives portées par celles et ceux qui oeuvrent, chaque jour, pour notre santé. ...
12/02/2026  - Revue GPNV

Accueillir un résident de plus de 150 kg en Ehpad : mission impossible ?

La revue GPNV publie une étude inédite sur un sujet jusqu'ici inexploré en France, titrée « L'accessibilité des Ehpad français aux personnes en obésité de grade III : une enquête territoriale ».
12/02/2026  - SNANC

La qualité nutritionnelle des repas servis dans les Ehpad sera encadrée

La mesure fait partie des 14 actions-phares prioritaires de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC).
12/02/2026  - Municipales 2026

Une lettre ouverte de l'Uniopss aux futurs maires

Le réseau Uniopss mobilise les acteurs associatifs pour interpeller les candidats aux élections municipales.
12/02/2026  - Enquête

Ehpad : derrière la satisfaction affichée, une parole qui peine à se faire entendre

94 % des résidents se déclarent satisfaits de leur vie en établissement, 17 % estiment que leur avis n'est pas écouté, selon le Baromètre lancé par le label Vivre, qui pointe du doigt les failles de la communication et de la participation.