18/02/2022  -  Conférence des métiers  12682

Un « engagement historique » en faveur de la filière socio-éducative

Le Gouvernement et les départements revaloriseront de 183 euros la rémunération des professionnels de la filière socio-éducative exerçant dans le secteur associatif et la fonction publique. Par ailleurs, dans le grand âge, des mesures de rattrapage sont prévues pour deux catégories d'«oubliés »: les médecins coordonnateurs et les aides à domicile des centres communaux d'action sociale.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

La Conférence des métiers de l'accompagnement social et médico-social a été réunie le 18 février. Dans un communiqué commun, Jean Castex, Premier ministre et François Sauvadet, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), se félicitent d'avoir, « dans un effort partagé », acté « un engagement historique des pouvoirs publics en faveur des professionnels de la filière socio-éducative » exerçant dans la protection de l'enfance, le handicap, l'autonomie, l'hébergement, l'insertion...

A compter d'avril, une revalorisation de 183 euros nets « par équité avec les personnels soignants » (versée à partir de juin) bénéficiera aux professionnels exerçant dans le secteur associatif (environ 140 000 ETP) et sous statut de la fonction publique (environ 30 000 ETP).

Modernisation du cadre conventionnel de la Bass

L'État et les Départements conviennent en outre de la nécessité de soutenir la démarche des partenaires sociaux en faveur d'une modernisation du cadre conventionnel dans la branche du secteur sanitaire et social (Bass) « avec l'objectif de parvenir dans les meilleurs délais à la négociation d'une nouvelle convention collective unique ». Objectifs : agir sur les débuts de carrière, faciliter la mobilité des parcours professionnels, mieux reconnaître les compétences acquises et garantir ces mêmes droits à tous les professionnels qui ne sont aujourd'hui pas couverts par cette protection conventionnelle. Une enveloppe supplémentaire de 500 millions est sanctuarisée par les pouvoirs publics (380 millions pour l'État, et 120 pour les Départements) de façon à assurer que les montants totaux d'enveloppe de revalorisations dans le secteur non lucratif conduisent à une répartition de 70 % pour l'État et la Sécurité sociale, et 30 % pour les Départements.

Sur cette base, le Gouvernement « en appelle à la responsabilité des partenaires sociaux de la branche pour parvenir, par le dialogue social, à ce rapprochement conventionnel dans un horizon temporel maîtrisé ».

Création d'un Comité des métiers socio-éducatifs

Pour garantir la mise en oeuvre d'un agenda ambitieux pour les métiers du social, le Premier ministre a souhaité que soit installé d'ici avril un « Comité des métiers socio- éducatifs » pour organiser dans la durée « un pilotage dynamique et resserré des différents chantiers ». Ce comité « sera garant des ambitions portées pour cette filière », s'agissant par exemple de la gestion prévisionnelle des effectifs, de la rénovation de l'architecture des qualifications et des diplômes, ou de l'amélioration des outils de contractualisation pour améliorer la qualité du travail des professionnels et faciliter l'innovation.

« Mettre fin à des iniquités »

Enfin, l'État et l'Assemblée des Départements de France ont convenu de la nécessité « de mettre fin à des iniquités constatées dans le bénéfice des revalorisations auprès des personnels soignants ou du domicile », issues du Ségur. En ce qui concerne le grand âge, l'État

- financera via la CNSA la transposition des revalorisations salariales du Ségur à tous les médecins coordonnateurs des Ehpad (40 millions) ;

- actera via la CNSA, la prise en charge pour moitié de la revalorisation des professionnels de l'aide à domicile des centres communaux d'action sociale, sur le modèle de l'avenant 43 de la branche de l'aide à domicile (40 millions).

10/03/2026  - Bilan intermédiaire

États généraux de la santé et de la protection sociale : et maintenant ?

Près de 80 000 participants, plus de 2,2 millions de réponses, 405 000 verbatims. La consultation des États généraux de la santé et de la protection sociale, lancée en novembre 2025 par un collectif de plus de 50 organisations de la société civile, s'est achevée le 17 février dernier sur une mobilisation sans précédent.
10/03/2026  - ESMS Numérique

Ce que le DUI change dans les pratiques : trois retours de terrain

La CNSA publie cinq monographies illustrant les effets « transformants » du déploiement du dossier unique informatisé (DUI), dont trois dans le secteur du grand âge.
10/03/2026  - MedIntechs

Vieillir chez soi : le logement, la mobilité et l'innovation au service de l'autonomie

C'est une équation que la France ne peut plus différer : d'ici quelques années, plus de vingt millions de personnes auront dépassé soixante ans. Or l'immense majorité d'entre elles souhaitent vieillir à domicile, souvent dans des logements pourtant inadaptés, dans des territoires où les services s'effacent et où la voiture reste la seule clé de l'autonomie.
10/03/2026  - FPH

Nouvelle composition pour l'instance collégiale D3S

Elle fait suite à la nomination de Frédéric Pigny à la tête du CNG. Auparavant, sa première réunion 2026 a été l'occasion d'un point syndical sur le médico-social public.
10/03/2026  - EAIS

(Re) transcription des prescriptions médicamenteuses : un Flash sécurité patient de la HAS

Sous-titré «Copier une prescription, c'est risquer de coller des erreurs », il analyse trois événements indésirables associés aux soins (EIAS) dont le premier concerne une résidente d'Ehpad de retour de l'hôpital.
09/03/2026  - Domicile

Amapa : le feuilleton judicaire va-t-il reprendre ?

Conséquence d'une décision de la cour d'appel de Paris, le groupe Avec fait feu de tout bois.
09/03/2026  - Privé lucratif

Olivier Dussopt pourrait succéder à Guillaume Pépy à la présidence d'Emeis

La sortie par anticipation du plan de sauvegarde a permis au groupe d'ouvrir une nouvelle étape. Quel président pour l'accompagner ?
09/03/2026  - Initiative

Stop à l'isolement fête ses six ans

Tout a commencé par un message sur Facebook, le 18 mars 2020, au coeur du premier confinement. Six ans plus tard, ce qui n'était qu'une impulsion généreuse est devenu un espace de référence pour les personnes vulnérables, leurs aidants et les professionnels qui les accompagnent, à domicile comme en établissement.
09/03/2026  - Expérimentation

Opticiens en Ehpad, une généralisation perdue de vue ?

Alors que l'expérimentation en Centre-Val de Loire et Normandie est terminée depuis le 31 décembre 2025, deux parlementaires posent la question : quand ?