La conférence salariale du 18 février a de nouveau fait un flop. La confédération d'employeurs Axess dénonce un sous financement devenu chronique.
La conférence salariale du 18 février a de nouveau fait un flop. La confédération d'employeurs Axess dénonce un sous financement devenu chronique.
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La conférence salariale 2026 de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif (Bass) s'est déroulée le 18 février. Comme l'année dernière, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) n'a annoncé qu'une hausse de 0,9 point du glissement-vieillesse-technicité (GVT, lié à l'ancienneté et à l'avancement de carrière des salariés, ndlr).
Selon la CGT, qui appelle à la grève le 10 mars, « la conférence salariale n'aura pas duré très longtemps, une heure et demie pour que les organisations syndicales dont la CGT, FO Action Sociale, SUD et CFTC s'expriment ou lisent leurs déclarations liminaires, qui s'avèrent complémentaires ». Et même ajoute-t-elle, « certaines parties des interventions patronales rejoignent les nôtres : augmentation des salaires, financement insuffisant, problématique de la baisse d'attractivité ».
De fait, côté employeurs, et comme l'année dernière, la confédération d'employeurs Axess (Fehap + Nexem) monte au créneau dans un communiqué du 24 février pour exprimer « sa vive préoccupation » face à l'absence d'engagements financiers des pouvoirs publics : « dans un contexte déjà marqué par une fragilisation continue du secteur, cette situation fait peser un risque majeur d'aggravation des déséquilibres existants ». L'augmentation de 0,9% du GVT est même inférieure à celle qu'elle a estimée à 1,13% pour couvrir les besoins.
Cette décision intervient dans un contexte de sous-financement chronique de la masse salariale. Entre 2022 et 2025, son évolution moyenne s'est établie à 0,52 %, dans un environnement marqué par une inflation élevée et des relèvement successifs du Smic. « Cette trajectoire nourrit une iniquité croissante entre le secteur non lucratif et le secteur public, mais aussi entre professionnels au sein même de la branche ».
Axess rappelle également que l'année 2025 a été marquée par l'abandon du soutien financier de l'Etat à la négociation d'une Convention collective unique étendue, « pourtant engagée à la demande des pouvoirs publics ». Cette décision « a profondément fragilisé la dynamique de modernisation conventionnelle engagée et porté atteinte à l'attractivité du secteur ».
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