Une étude épidémiologique de grande ampleur montre que certaines particules fines ont des effets directs sur le cerveau, indépendants des principales comorbidités facteurs de risque de la MA
Une étude épidémiologique de grande ampleur montre que certaines particules fines ont des effets directs sur le cerveau, indépendants des principales comorbidités facteurs de risque de la MA
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La pollution atmosphérique et plusieurs comorbidités fréquentes, telles que l'hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et la dépression, sont des facteurs de risque avérés de la maladie d'Alzheimer. Mais on ignore encore si ces comorbidités modulent ou amplifient les effets des particules fines sur la maladie d'Alzheimer. Des chercheurs en santé environnementale de l'École de santé publique Rollins (Université Emory à Atlanta) ont mené une étude de cohorte nationale à partir des données de 27,8 millions d'Américains âgés de 65 ans et plus, bénéficiaires du Medicare, environ trois millions d'entre eux ayant développé la maladie d'Alzheimer au cours de la période étudiée : entre 2000 et 2018. Leur lieu de résidence (adresse postale) a permis de déterminer leur niveau d'exposition à certaines particules fines de l'air : les PM2,5, constituées d'un mélange de différents composés chimiques, dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres (40 fois plus fin qu'un cheveu).
La taille importante de l'échantillon a permis d'évaluer simultanément le rôle de l'hypertension, des accidents vasculaires cérébraux et de la dépression dans l'association entre la pollution atmosphérique et l'incidence de la maladie d'Alzheimer
Objectif ? Savoir dans quelle mesure ces comorbidités intermédient ou non les effets de l'exposition aux PM2,5. Bref, si la pollution de l'air a des effets indirects ou directs. Principalement directs, répondent-ils en substance dans une étude épidémiologique publiée en ligne le 18 février par la revue Plos Medicine (accès libre) : les particules fines ont des effets directs sur le cerveau (déjà médicalement mis en évidence) et la part de l'association entre les PM2,5 et l'incidence de la maladie d'Alzheimer médiée par les comorbidités était relativement faible : 1,6 % pour l'hypertension, 2,1 % pour la dépression et 4,2 % pour l'AVC.
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