Les prestataires de santé à domicile alertent dans un communiqué commun sur les graves difficultés de mise en oeuvre deux mois après son entrée en vigueur.
Les prestataires de santé à domicile alertent dans un communiqué commun sur les graves difficultés de mise en oeuvre deux mois après son entrée en vigueur.
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La réforme de la prise en charge des fauteuils roulants est entrée en vigueur le 1er décembre 2025, mais après deux mois, les représentants des prestataires de santé à domicile et distributeurs de matériel, Fedepsad, UNPDM et Upsadi « alertent sur les graves difficultés de mise en oeuvre », dans un communiqué commun du 18 février.
De nombreux usagers ayant besoin d'acheter ou de louer un fauteuil roulant, ne peuvent toujours pas en bénéficier : « le déploiement sur le terrain est aujourd'hui au point mort », dénoncent-ils en dressant un premier état des lieux.
À l'achat : plus de 60% des demandes d'accord préalable adressées aux caisses primaires d'assurance maladie sont rejetées, et parmi les 40% accordées, plus de 40% font ensuite l'objet d'un refus de paiement. Par ailleurs, le circuit de prescription « est saturé, avec des délais pouvant attendre un an dans certains territoires ».
À la location : la très grande majorité des organismes complémentaires refusent de régler les 65% du tarif relevant pourtant de leur prise en charge, et de leurs engagements.
En parallèle, les entreprises prestataires « ne sont pas rémunérées », ce qui « fragilise gravement leur trésorerie, leur pérennité économique et, à terme, la continuité du service rendu aux personnes ».
Les représentants des PSAD/PSDM réclament donc la levée « sans délai » de ces « blocages administratifs, financiers et opérationnels, avec l'Assurance Maladie, comme avec les complémentaires santé », pour que la réforme « devienne enfin effective ». Ils ont accueilli « avec soulagement » les engagements « forts » pris par la ministre Charlotte Parmentier-Lecocq lors du comité de pilotage de la réforme du 11 février pour lever rapidement ces blocages, mais soulignent que « la gravité de la situation nécessite plus que des effets d'annonce ».
Du côté des pharmaciens, « on ne peut tout simplement pas facturer les fauteuils roulants, cela revient donc à une suppression du tiers payant. Nous sommes obligés de faire payer les patients », a déploré, auprès du Quotidien du Pharmacien, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.
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