Publiée par la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du vieillissement, elle a inclus 419 patients hospitalisés au sein de l'AP-HM.
Publiée par la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du vieillissement, elle a inclus 419 patients hospitalisés au sein de l'AP-HM.
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Le terme de « syndrome de glissement » a été introduit en 1956 par le gériatre Jean Carrié. Il s'agit d'un concept gériatrique français controversé mais encore utilisé en pratique clinique. Il désigne une détérioration globale physique et psychique, sans cause organique évidente.
La revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du vieillissement (GPNV) vient de publier une intéressante étude rétrospective menée sur l'ensemble des patients âgés de 75 ans et plus, hospitalisés entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2023 dans les hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), à l'issue de leur passage aux urgences, avec codage PMSI syndrome de glissement. 419 patients au total. L'étude a permis de caractériser le profil de cette population et a montré qu'il s'agit d'une population particulièrement vulnérable, avec une forte proportion de patients dénutris, polymédiqués, consommateur de psychotropes, et surtout, fragiles. Elle met aussi en évidence une mortalité très élevée : 22 % pendant l'hospitalisation et 36 % dans les 30 jours suivant la sortie. Ces chiffres sont supérieurs à ceux rapportés dans d'autres cohortes gériatriques fragiles hospitalisées pour pathologies aiguës.
Les autrices, Ophélie Iber, Célia Zimmermann, Sylvie Bonin-Guillaume et Fannie Bretelle plaident pour le recours à des unités de gériatrie aigue? : « notre étude confirme leur effet protecteur sur la mortalité à 30 jours, cohérent avec les données de la littérature internationale montrant qu'une évaluation gériatrique complète améliore la survie, la récupération fonctionnelle et le retour à domicile », écrivent-ils. Ces unités, poursuivent-ils, « favorisent la coordination pluridisciplinaire, la déprescription raisonnée et la continuité des soins post-hospitaliers, des éléments probablement déterminants pour cette population extrêmement vulnérable ».
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