Entrée en vigueur le 1er janvier dernier, elle serait sous-utilisée pour cause de « friture sur la ligne » entre médecins et pharmaciens selon un article du Quotidien du Médecin.
Entrée en vigueur le 1er janvier dernier, elle serait sous-utilisée pour cause de « friture sur la ligne » entre médecins et pharmaciens selon un article du Quotidien du Médecin.
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La Convention médicale signée le 4 juin 2024 entre les médecins libéraux et l'assurance maladie a introduit la consultation longue du médecin traitant destinée aux patients âgés de plus de 80 ans. Facturable une fois par an, 60 euros, elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2026 et correspond à trois premières situations cliniques complexes :
- La consultation de sortie d'hospitalisation (cotation GL1) réalisée dans les 45 jours après la sortie d'une hospitalisation ;
- La consultation de déprescription de patients hyperpolymédiqués,10 lignes ou plus de traitements médicamenteux (GL2) ;
- La consultation d'orientation vers un parcours médico-social, avec la rédaction du dossier APA (GL3).
En ce qui concerne la déprescription, le lancement semble patiner, selon un article du Quotidien du Médecin du 11 mars, qui fait état « de friture sur la ligne » entre médecins et pharmaciens. En effet, cette consultation doit obligatoirement s'appuyer sur un bilan partagé de médication (BPM) prescrit par le médecin et réalisé en pharmacie. Selon plusieurs remontées de terrain, les médecins généralistes disent prescrire ces bilans de médication mais recevoir peu de retours. Du côté des pharmaciens, « quand il y a prescription médicale de bilan, on le fait ! » répond un représentant syndical, qui concède néanmoins que ses confrères ont « parfois du mal à aller vers » des patients hyperpolymédiqués pour proposer cet accompagnement sans attendre la prescription. Autre frein avancé : le dispositif serait lourd, chronophage et peu attractif pour les pharmacies.
« En attendant un éventuel compromis, la « GL2 » risque de rester sous-utilisée, malgré son intérêt évident pour les patients hyperpolymédiqués » conclut l'article. Eh oui...
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