Shutterstock
28/10/2025  - Revue GPNV  18444

Aide active à mourir : une enquête de la SFGG

Les résultats d'une enquête nationale menée par la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG) sont publiés par la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement.


Dans un contexte de réflexion sociétale et législative en France sur la fin de vie, la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) a conduit une enquête nationale pour explorer les perceptions et attentes des professionnels du vieillissement à l'égard de l'aide active à mourir (AAM). Elle a diffusé à ses 1 600 adhérents un questionnaire anonyme en ligne portant sur la connaissance du cadre légal actuel, les positions sur l'évolution de la législation, les impacts professionnels anticipés et les retours des patients. Elle recueilli 471 réponses, dont 90 % de médecins. Les résultats en ont été publiés par la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement (GPNV volume 23, n°3 septembre 2025).

Parmi les répondants, 58,6 % déclarent connaître précisément le cadre législatif actuel et l'appliquer régulièrement, tandis que 39,7 % en ont une connaissance partielle. Concernant l'évolution souhaitée du droit, 27,5 % souhaitent le maintien du cadre législatif actuel et 41,8 % des répondants rejettent l'ensemble des modalités proposées d'aide active à mourir, suggérant que la manière-même dont le débat est formulé pourrait ne pas correspondre à leur cadre de pensée clinique ou éthique. En cas d'évolution du droit, 25,9 % seraient favorables au suicide assisté encadré par une équipe médicale, 17,8 % au suicide assisté via une association, 9,1 % à une délivrance d'ordonnance létale permettant une auto-administration par le patient, et 7,2 % à l'euthanasie, définie comme l'administration directe d'un produit létal par un professionnel de santé. Seuls 12,5 % ont déclaré ne pas avoir d'opinion arrêtée. En cas de légalisation de l'aide active à mourir, 48,2 % des répondants envisageraient de recourir à une clause de conscience, 24 % pourraient envisager de quitter leur poste, et 21,9 % se disent prêts à participer à la mise en oeuvre. Enfin, 68,2 % jugent que la SFGG doit participer activement au débat public.

L'enquête révèle une diversité d'opinions au sein de la communauté gériatrique, entre soutien modéré à certaines formes d'AAM et fortes inquiétudes éthiques et professionnelles. Elle met en évidence la nécessité d'un débat structuré, informé et éthiquement encadré, tenant compte de la vulnérabilité spécifique des personnes âgées.

10/03/2026  - Bilan intermédiaire

États généraux de la santé et de la protection sociale : et maintenant ?

Près de 80 000 participants, plus de 2,2 millions de réponses, 405 000 verbatims. La consultation des États généraux de la santé et de la protection sociale, lancée en novembre 2025 par un collectif de plus de 50 organisations de la société civile, s'est achevée le 17 février dernier sur une mobilisation sans précédent.
10/03/2026  - ESMS Numérique

Ce que le DUI change dans les pratiques : trois retours de terrain

La CNSA publie cinq monographies illustrant les effets « transformants » du déploiement du dossier unique informatisé (DUI), dont trois dans le secteur du grand âge.
10/03/2026  - MedIntechs

Vieillir chez soi : le logement, la mobilité et l'innovation au service de l'autonomie

C'est une équation que la France ne peut plus différer : d'ici quelques années, plus de vingt millions de personnes auront dépassé soixante ans. Or l'immense majorité d'entre elles souhaitent vieillir à domicile, souvent dans des logements pourtant inadaptés, dans des territoires où les services s'effacent et où la voiture reste la seule clé de l'autonomie.
10/03/2026  - FPH

Nouvelle composition pour l'instance collégiale D3S

Elle fait suite à la nomination de Frédéric Pigny à la tête du CNG. Auparavant, sa première réunion 2026 a été l'occasion d'un point syndical sur le médico-social public.
10/03/2026  - EAIS

(Re) transcription des prescriptions médicamenteuses : un Flash sécurité patient de la HAS

Sous-titré «Copier une prescription, c'est risquer de coller des erreurs », il analyse trois événements indésirables associés aux soins (EIAS) dont le premier concerne une résidente d'Ehpad de retour de l'hôpital.
09/03/2026  - Domicile

Amapa : le feuilleton judicaire va-t-il reprendre ?

Conséquence d'une décision de la cour d'appel de Paris, le groupe Avec fait feu de tout bois.
09/03/2026  - Privé lucratif

Olivier Dussopt pourrait succéder à Guillaume Pépy à la présidence d'Emeis

La sortie par anticipation du plan de sauvegarde a permis au groupe d'ouvrir une nouvelle étape. Quel président pour l'accompagner ?
09/03/2026  - Initiative

Stop à l'isolement fête ses six ans

Tout a commencé par un message sur Facebook, le 18 mars 2020, au coeur du premier confinement. Six ans plus tard, ce qui n'était qu'une impulsion généreuse est devenu un espace de référence pour les personnes vulnérables, leurs aidants et les professionnels qui les accompagnent, à domicile comme en établissement.
09/03/2026  - Expérimentation

Opticiens en Ehpad, une généralisation perdue de vue ?

Alors que l'expérimentation en Centre-Val de Loire et Normandie est terminée depuis le 31 décembre 2025, deux parlementaires posent la question : quand ?