03/10/2017  -  Observatoire national des violences en milieu de santé  7581

Les EHPAD pointés par l'Observatoire national des violences en milieu de santé

Le rapport 2017 de l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) est établi sur la base des signalements portés à sa connaissance par les établissements de santé et les établissements sociaux et médico-sociaux pour les années 2015 et 2016.

Les signalements recueillis sur la " plateforme signalement ONVS " ne sont pris en compte que sur la base du volontariat des établissements.

Ainsi, en 2015, 337 établissements (5,94 % des établissements) ont déclaré 15 990 signalements, en 2016, 360 établissements (6,23 % des établissements) ont déclaré 17 596 signalements. Ces chiffres ne reflètent donc qu'une tendance. On note néanmoins un nombre de signalements en hausse, tandis que le nombre des établissements participant au dispositif est un peu plus important mais pas de façon significative.

Afin de bien prendre comprendre l'articulation des chiffres évoqués dans ce rapport, il importe de distinguer le signalement, de l'atteinte et du fait ou acte.

Un signalement à l'ONVS est une fiche rendant compte d'un événement. Celui-ci peut comporter un ou plusieurs types d'atteintes (aux personnes et aux biens), qui, elles-mêmes, peuvent comporter plusieurs faits ou actes de niveaux de gravité différents. Ex : un signalement d'atteinte aux personnes avec 3 personnes injuriées (niveau 1), menacées (niveau 2) et frappées à coups de poings (niveau 3) et dont l'une a été l'objet d'un vol de numéraire (niveau 1).

Le point sur les EHPAD

Les unités de soins de longue durée (USLD) et les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) font remonter un nombre de signalements importants (1 556 en 2015 et 1 981 en 2016). Ces signalements concernent majoritairement des atteintes aux personnes (96 % pour les deux années) qui se décomposent en 2015 en 41% de violences verbales et 59% des violences physiques. En 2016, ces chiffres s'élèvent respectivement à 44% et 56%. Ces violences sont dues le plus souvent à la pathologie des patients.

À ces signalements, il convient d'ajouter ceux des services de gériatrie courts séjours : 249 en 2015 et 301 en 2016, avec une répartition de violences verbales et physiques de 36% / 64% en 2015 et 49% / 51% en 2016.

Violences verbales et physiques envers le personnel (majorité), entre patients ou avec la famille (incluant parfois la gestion larvée ou au grand-jour de conflits intrafamiliaux), les causes de violences sont multiples et demandent professionnalisme, tact, et une grande cohésion au sein de ces unités pour les gérer et revenir au calme. Le rapport précise que les répercussions sur les personnes âgées victimes de violences par d'autres patients sont fortes, surtout en cas de violences verbales très agressives (propos orduriers, racistes...) et/ou de violences physiques graves ou répétitives.

D'où la nécessité de travailler avec les professionnels pour améliorer les réponses via la formation, l'encadrement, et la mise en place de procédures d'alerte. Le suivi par un psychologue (interne ou extérieur à l'établissement) permet d'offrir un soutien conséquent aux personnels qui, à la suite d'une intervention parfois très violente, tant physiquement que psychiquement, sont éprouvés et ressentent un stress post-traumatique quelques jours, voire quelques semaines après.

Le rapport est accessible en ligne

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