Dans certaines régions, les Instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) se sont vu notifier un recul majeur de places à ouvrir dans Parcoursup.
Les fédérations alertent sur la baisse des admissions en Ifsi
Dans une lettre ouverte à Stéphanie Rist du 20 janvier, la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fehap fédération du secteur privé solidaire en Santé, la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), la Fédération nationale de l'hospitalisation à domicile (Fnehad) et le réseau Unicancer des centres de lutte contre le cancer alertent sur « un enjeu déterminant pour notre système de santé » : le maintien des capacités de formation dans les métiers du soin, en particulier dans la filière infirmière. Dans un contexte où le nombre d'infirmières augmenterait fortement d'ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante (Drees 2024).
Or, depuis le début des débats parlementaires autour du projet de loi de finances pour 2026, « les alertes relatives à une diminution significative du nombre de places ouvertes en formation soignante se sont multipliées », écrivent-elles. En effet, dans nombre de régions, les Instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) se sont vu notifier par les autorités régionales un recul majeur du nombre de places à ouvrir dans Parcoursup pour la rentrée 2026 par rapport à la rentrée 2025 - « les niveaux actuellement observés convergent, dans plusieurs Régions, vers ceux observés en 2019 ».
Les fédérations disent « avoir pris acte » des démarches engagées par le Gouvernement, au cours de la première quinzaine du mois de janvier 2026, pour sécuriser le financement des formations infirmières auprès des Régions mais ne peuvent « que regretter le rejet de l'amendement déposé en ce sens ».
Elles appellent les pouvoirs publics à sécuriser, à court terme, des financements permettant de maintenir, a minima, les capacités 2025 de formation en santé.
