Si l'hypothèse était confirmée, un simple prélèvement nasal couplé à des tests olfactifs pourrait la différencier d'Alzheimer.
La perte de l'odorat, premier signe de la maladie à corps de Lewy ?
Aujourd'hui, 28 janvier 2026, marque la troisième Journée mondiale de la maladie à corps de Lewy. Cette maladie neurodégénérative, pourtant deuxième cause de troubles cognitifs après Alzheimer, reste dans l'ombre, confondue avec Parkinson ou des troubles psychiatriques. 67 % des patients ne sont pas diagnostiqués.
Et si la perte de l'odorat permettait de repérer la maladie ? s'est interrogée la Fondation Recherche Alzheimer dans un post J-2 sur les réseaux sociaux (repris par France Inter). C'est l'hypothèse explorée par Maria Fiori, doctorante au sein du Laboratoire ICube, CNRS, Strasbourg, dont le projet est soutenu par la Fondation.
Dans cette pathologie qui touche plus de 200 000 personnes en France, une protéine anormale l'alpha-synucléine s'accumule dans le cerveau. Ces dépôts pourraient apparaître très précocement dans le système olfactif... bien avant les autres symptômes.
A noter : plus de 90 % des patients atteints de MCL présentent des troubles de l'odorat.
Son étude s'appuie sur une cohorte de patients atteints de MCL, de maladie d'Alzheimer, de formes mixtes, ainsi que de personnes non malades. Elle combine tests olfactifs, prélèvements nasaux et imagerie cérébrale (IRM), avec un objectif clair : mieux diagnostiquer la MCL et la distinguer plus tôt de la maladie d'Alzheimer, grâce à des outils simples et accessibles.
Si l'hypothèse était confirmée, un simple prélèvement nasal couplé à des tests olfactifs pourrait servir de biomarqueur et aiderait à différencier les personnes atteintes de la MCL de celles qui ne le sont pas
