Le Haut Conseil à la vie associative fait 20 préconisations pour repenser la gouvernance associative en questionnant la représentation, le partage et l'exercice du pouvoir décisionnel.
Le Haut Conseil à la vie associative fait 20 préconisations pour repenser la gouvernance associative en questionnant la représentation, le partage et l'exercice du pouvoir décisionnel.
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Les bénévoles ne sont pas moins nombreux dans les associations mais ils s'engagent différemment et surtout ils sont de moins en moins nombreux à prendre des responsabilités dans les instances de gouvernance : partant de ce constat, le Haut Conseil à la vie associative (HCVA) a essayé de repérer les obstacles à ce type d'engagement et formule 20 préconisations dans un rapport publié le 20 février. Objectif ? Que chacun puisse avoir une place à hauteur de ses attentes : les bénévoles qui agissent sur le terrain, ceux qui accomplissent des tâches plus administratives, les salariés, les bénéficiaires.
Pour le HCVA, lorsque le modèle rencontré fréquemment (président, secrétaire général, trésorier) « n'est pas adapté ou ne fonctionne plus », il peut s'avérer utile de considérer « plusieurs modèles alternatifs émergents » pour encourager les bénévoles à prendre des responsabilités :
- La co-présidence : partager la charge entre deux ou trois personnes, favorisant ainsi la diversité (parité, mixité générationnelle) et la complémentarité des compétences ;
- La gouvernance collégiale : les décisions sont prises collectivement par un groupe d'administrateurs, limitant la concentration du pouvoir et encourageant l'inclusion ;
- Les commissions et groupes de travail : impliquer davantage de membres dans la co-construction des décisions, en amont des instances formelles.
Les associations doivent retravailler leurs statuts. Cela passe par l'utilisation de la liberté laissée par loi de 1901, qui permet d'adapter les règles à la taille de l'organisme, au type de projet et à la volonté des fondateurs. Le rapport encourage « à s'éloigner des modèles de statuts souvent rigides pour trouver la formule qui reflète le mieux les besoins en n'oubliant pas que ces statuts peuvent être revus, modifiés au fil du temps ».
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