Un avenant reprend l'augmentation de 11 points retoquée sous la pression des départements et un autre prévoit une hausse de 2 centimes de l'indemnité kilométrique.
Un avenant reprend l'augmentation de 11 points retoquée sous la pression des départements et un autre prévoit une hausse de 2 centimes de l'indemnité kilométrique.
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Craignant une nouvelle année blanche sans revalorisation salariale, la quatrième consécutive, l'USB-Domicile, union des employeurs de la branche de l'aide, accompagnement, soins et services à domicile (Adédom, FNAAFP/CSF, UnaDMR et UNA), s'est indignée du refus d'agrément de l'avenant 72 par le ministère du Travail sous la pression des départements. Une indignation évidemment partagée par les organisations syndicales : « deux jours après la Journée nationale des aides à domicile, une honte » a résumé Stéphan Garrec, secrétaire fédéral CFDT santé-sociaux
L'USB-Domicile avait annoncé vouloir revenir à la charge lors de la commission mixte paritaire du 24 mars. C'est chose faite, elle a déposé le même texte, mais numéroté 75, à la signature des organisations syndicales d'ici début avril. Pour rappel, ce texte revalorise de 11 points l'ensemble des salaires au 1er janvier 2026, soit 63 euros brut mensuels pour un temps plein (très minoritaire dans le secteur).
Frais de déplacement
Par ailleurs les partenaires sociaux ont validé un autre avenant, lui aussi à signer d'ici début avril, proposant le passage de l'indemnité kilométrique de 38 centimes à 40 pour leur permettre de supporter l'augmentation des coûts du carburant. « Pour les « grands rouleurs, pour celles et ceux qui travaillent, [...] les ministres ont reçu mandat de préparer un certain nombre de propositions », a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement du 24 mars. Sans plus de détail. En attendant la presse régionale se fait l'écho partout en France de la détresse des aides à domicile dont on rappellera que 17,5 % d'entre elles vivent sous le seuil de pauvreté, contre 6,5 % pour l'ensemble des salariés en France. Elles sont dans leur grande majorité à temps partiel généralement imposé. Le salaire d'entrée dans la BAD (1777 euros) est toujours sous le Smic (1823.03 euros) et l'écart se creuse.
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