Shutterstock
20/03/2026  - BAD  18864

Refus d'agrément de l'avenant 72 : l'USB-Domicile dénonce des conséquences « désastreuses »

Craignant une nouvelle année blanche sans revalorisation salariale, la quatrième consécutive, les employeurs vont proposer un nouvel avenant.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.


Comme Géroscopie l'a écrit hier, le ministère du Travail a refusé d'agréer l'avenant 72/2025 à la convention collective nationale de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD) et fermé de nouveau la porte à un rattrapage salarial pour 226 000 aides à domicile.

Dans un communiqué du 20 mars, l'union des employeurs USB-domicile (Adédom, FNAAFP/CSF, UnaDMR et UNA) dénonce ce refus et exprime « sa plus vive incompréhension et son profond désaccord» face à cette décision « qui fait craindre une nouvelle année blanche sans revalorisation salariale, la quatrième consécutive, pour des professionnels déjà fortement fragilisés ».

En refusant cet agrément, les pouvoirs publics « assument d'aggraver la situation déjà critique des services d'aide à domicile, aujourd'hui exsangues », qui se voient « privés des moyens humains nécessaires pour remplir leurs missions auprès de nos concitoyens les plus vulnérables », mais également « de paupériser les professionnels, très majoritairement des femmes, qui continueront de subir une dégradation de leur pouvoir d'achat, actuellement aggravée par la forte hausse des prix du carburant ».

Un nouvel avenant proposé le 24 mars

Plus largement, cette décision illustre, selon elle, « une impasse préoccupante dans la gouvernance du secteur ». En cause ? Le renvoi de responsabilités entre l'État et les Départements qui « ne saurait justifier l'absence de réponse à un enjeu social majeur ». L'USB-Domicile alerte solennellement : il ne pourra y avoir ni « plan Grand Âge », ni virage domiciliaire ambitieux sans un investissement réel dans les services à domicile.

Les employeurs appellent donc le Gouvernement et Départements de France « à prendre pleinement la mesure des conséquences désastreuses de cette décision », et annoncent qu'ils proposeront un nouvel avenant de revalorisation des rémunérations aux organisations syndicales de salariés, dès la prochaine réunion paritaire le 24 mars 2026.