Le tribunal de Metz devrait trancher fin février entre les offres de reprise de Batigère et OHS Lorraine et le plan de continuation présenté par de nouveaux dirigeants de l'association.
Amapa : deux offres de reprise et un plan de continuation
« Filiale » du groupe Avec, l'association mosellane d'aide aux personnes âgées (Amapa) est en redressement judiciaire depuis le 2 juillet 2024. Pour rappel ce mastodonte du médico-social compte 4 500 salariés en France dont 1700 en Moselle travaillant dans 61 services d'aide et d'accompagnement à domicile (+ 1 mandataire), 13 services de soins infirmiers à domicile et 15 Ehpad. Elle est présente dans 29 départements dont la majorité en région Grand Est.
Selon la presse régionale, le tribunal de Metz a examiné le 15 décembre deux offres de reprise totales ou partielles, on ne le sait pas :
- du bailleur social Batigère surtout présent dans le Grand Est (58 000 logements) et l'Ile-de-France (48000), dans l'optique du « bien vieillir de ses locataires » ;
- de l'association OHS Lorraine qui gère une trentaine d'établissements sanitaires, sociaux et médico regroupés en 2 secteurs : enfance/handicap et adultes/personnes âgées. Ce dernier compte trois SSR, une HAD, une USLD, trois Ehpad, un Ssiad, une équipe spécialisée Alzheimer et un accueil de jour.
Par ailleurs, un plan de continuation de l'Amapa a été présenté par un dirigeant mystère (l'audience était à huis-clos). France 3 Lorraine cite l'avocat de l'Amapa : « On a, à la tête du conseil d'administration, une personne totalement neuve, qui n'est ni alliée, ni issue, directement ou indirectement, de la galaxie de Bernard Bensaid ».
Le tribunal de Metz devrait se prononcer fin février.
Et le Groupe Avec ?
Là aussi, le feuilleton judiciaire se poursuit avec plusieurs procédures et leurs rebondissements. Par jugements du 3 octobre et 8 octobre 2025, le tribunal de commerce de Bobigny a successivement rejeté le plan de continuation présenté par Avec SA, structure faitière du groupe, et prononcé sa liquidation judiciaire avec effet immédiat, c'est-à-dire cessation immédiate de l'activité. Mais, en urgence, la SA a interjeté appel des 2 jugements en référé (et par ailleurs sur le fond) et obtenu la poursuite de l'activité par une ordonnance du 6 novembre de la cour d'appel de Paris. Elle est donc, à ce jour, en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité.
