Un président de conseil départemental unit sa voix à l'ensemble du secteur face au risque de refus d'intervention « quand un déplacement coûte plus qu'il ne rapporte ».
Un président de conseil départemental unit sa voix à l'ensemble du secteur face au risque de refus d'intervention « quand un déplacement coûte plus qu'il ne rapporte ».
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Le président socialiste de la Loire-Atlantique, Michel Ménard, vient d'adresser un courrier d'alerte aux ministres Stéphanie Rist et Camille Galliard-Minier sur les conséquences de l'envolée des prix du carburant pour les aides à domicile, particulièrement en milieu rural : elles peuvent y parcourir plusieurs centaines de kilomètres chaque semaine pour accompagner des personnes âgées ou en situation de handicap. Pour ces professionnelles « dont les revenus avoisinent le Smic », les prix actuels du carburant représentent « une charge financière insupportable » avec « des indemnités kilométriques insuffisantes pour couvrir à la fois les frais d'essence et l'entretien des véhicules ». Cette situation les place « dans une impasse critique », insiste l'élu : beaucoup s'interrogent aujourd'hui sur la viabilité de leur activité « quand un déplacement coûte davantage qu'il ne rapporte », les refus d'intervenir dans des zones isolées ou pour des missions de courte durée risquant de se multiplier.
Nombre de services étant dans l'incapacité d'augmenter les indemnités kilométriques « particulièrement lorsqu'ils appliquent les tarifs plancher » et les départements restant « étranglés financièrement », Michel Ménard demande, lui aussi, une aide ciblée visant à compenser la hausse des carburants sur toute la durée de la crise.
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