Cnsa
16/01/2024  - CNSA  16444

Le prix d'hébergement en Ehpad a augmenté en moyenne de 4,4% en 2023

Chargée depuis 2016 de recueillir et de rendre publics les prix d'hébergement en Ehpad, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) vient d'en actualiser les montants en 2023.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

En 2023, le prix journalier moyen de l'hébergement permanent en Ehpad s'établit :

- à 63,50 euros pour une chambre seule habilitée à l'aide sociale à l'hébergement (ASH) soit +3,9% par rapport à 2022 ;

- à 95,60 euros pour une chambre seule non habilitée soit + 5,4 % (après +1,6 % et +2,5 % en 2022).

La hausse globale du prix de l'hébergement sur un an est de 4,4 %, et est inférieure à l'inflation moyenne en 2023 (4,9 %) - l'étude tablait sur une projection de l'Insee à 5%.

Disparités selon les départements

Ces augmentations recouvrent des disparités d'évolution des prix en fonction des départements et, dans une moindre mesure, du statut juridique des Ehpad.

Selon les départements, l'évolution des prix des places habilitées est comprise entre +0,6 % et +8,5 % et entre -0,5 % et +10 % pour les places non habilitées.

En 2023, pour les chambres seules habilitées à l'ASH, les prix les plus élevés (hors DOM) sont constatés en région parisienne, puis en Corse-du-Sud, tandis que les prix les plus bas sont observés en Aveyron, dans le Cantal, dans les Deux-Sèvres et dans la Meuse. Pour les chambres seules non habilitées à l'ASH, les prix les plus élevés (hors DOM) sont constatés en région parisienne, suivie par la Haute-Savoie, tandis que les départements présentant les prix les moins élevés sont l'Aveyron, les Landes, les Deux-Sèvres, le Gers et la Creuse.

...et des statuts

L'évolution des prix des chambres seules habilitées est plus dynamique dans les établissements publics (+4,1 %) que dans les établissements privés non lucratifs (+3,7 %) et privés lucratifs (+2,1 %).

L'évolution des prix des chambres seules non habilitées est plus marquée dans les établissements privés lucratifs et non lucratifs (+5,5 %) que dans les établissements publics (+3,6 %).

Ces évolutions sont à considérer au regard des caractéristiques de l'offre : 73,4 % des places disponibles sont habilitées, et elles représentent 98 % de l'offre en Ehpad publics, 82 % en Ehpad privés non lucratifs et 10 % en Ehpad privés lucratifs.

26,6 % des places disponibles ne sont pas habilitées, et elles représentent 2 % de l'offre en Ehpad publics, 18 % en Ehpad privés non lucratifs et 90 % en Ehpad privés lucratifs.

Entre 2016 et 2023

Sur une plus longue période (2016-2023), les prix de l'hébergement ont eu globalement tendance à évoluer de façon cohérente avec l'inflation. Depuis deux ans cependant, un écart est observé : en 2023, les prix à l'hébergement pour les bénéficiaires de l'ASH sont inférieurs de 4,5 % au niveau qu'ils auraient atteint s'ils avaient suivi l'inflation globale des prix ; pour les prix non-ASH, le différentiel est de 1,2 % (figure 2).

Repères statistiques n°18 janvier 2024

Annexe 1 - Données sources (XLSX, 393.21 Ko)

Annexe 2 - Tableaux journaliers en hébergement permanent dans les EHPAD de 2016 à 2023 (XLSX, 177.2 Ko)

06/04/2026  - CNSA

Tarifs 2024 des Ehpad : écart de 1 000 euros entre places habilitées et non habilitées

Une chambre coûte en moyenne 2 164 euros par mois dans les Ehpad habilités à l'ASH, contre 3 128 euros dans les Ehpad non habilités. A l'échelon départemental, l'écart est encore plus notable : il peut dépasser 1 900 euros par mois.
04/04/2026  - Instruction de la DGCS

Droit de visite en Ehpad : il n'y aura plus d'horaires du tout

Rappel à la loi ? Une instruction de la DGCS relative au droit de recevoir des visites en établissements sociaux et médico-sociaux du champ de l'autonomie confirme l'intangibilité de ce droit. Les seules restrictions, exceptionnelles, sont cantonnées aux cas de menaces.
04/04/2026  - Conseil du 8 avril 2026

Paul Christophe, nouveau président de la CNSA

En théorie, on doit l'écrire au conditionnel et attendre la réunion du nouveau Conseil le 8 avril, mais les jeux sont faits....
03/04/2026  - Pâques

Des cartes de voeux pour les aînés

Ce jeudi après-midi, rue de Picpus, dans le 12ème arrondissement de Paris, quatre lycéennes ont poussé la porte de la maison de retraite des Petites Soeurs des Pauvres. Élèves de première au lycée Saint-Pierre-Fourier, elles avaient les bras chargés de cartes de voeux confectionnées à la main pour les offrir aux résidents à l'occasion de Pâques. Aimée, l'animatrice, les attendait.
02/04/2026  - 17 juin

Les Estivales de la Fondation Partage et Vie : quelle liberté quand décline l'autonomie ?

La réflexion éthique et les échanges qu'elle suscite doivent permettre de nouvelles approches de l'accompagnement des personnes.
02/04/2026

Et la sexualité après 80 ans ? Webinaire SFGG

Tel est le thème des prochaines Printanières organisées par la Société Francaise de gériatrie et de gérontologie (SFGG) et qui se dérouleront le 2 avril 2026 en total digital. La journée sera enrichie d'interventions de gynécologues, urologues, psychologues, gériatres etc. pour répondre aux différentes questions techniques et sociétales. ...
01/04/2026  - Innovation

Robots, IA : un nouveau modèle d'Ehpad en préparation

Face à des tensions persistantes sur les effectifs dans le secteur du grand âge, les pouvoirs publics travaillent à une expérimentation intégrant de manière structurée des solutions robotiques et d'intelligence artificielle dans le fonctionnement des établissements.
01/04/2026  - Assurance-maladie

Infirmière référente, consultations infirmières, accès direct aux IPA : on passe aux actes

Les trois organisations syndicales représentatives des infirmières libérales ont signé un avenant n°11 qui concrétise l'évolution du rôle des infirmiers dans l'organisation des soins.
01/04/2026  - Formation

CPF : le ticket modérateur passe à 150 euros

Instauration de plafonds d'utilisation des droits, participation financière obligatoire du titulaire augmentée de 50%, le compte personnel de formation est mis sous cloche.