Dans le n° 165-décembre 2024  - Former et informer  17337

Un environnement calme, des professionnels formés

Si la personnalisation est un des enjeux du bien-manger en Ehpad, encore faut-il identifier les indices de perturbation du repas.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

Répondre aux enjeux de la dénutrition et de la gestion des gaspillages, tout en améliorant le bien-être des résidents grâce à des repas pensés et adaptés, est une des missions que s'est fixé Nutri-culture, un cabinet conseil qui apporte son expertise et propose des soutions en restauration médico-sociale. Pour son président, François Berger, il faut personnaliser l'alimentation des personnes vivant en Ehpad. Mais pour cela, il est nécessaire de comprendre dans quel état de « choc naturel » sont les personnes qui arrivent. Elles quittent leur domicile paisible et calme pour un lieu collectif, et se retrouvent à partager leur table avec des « personnes qui renvoient l'image du pire état dans lequel on peut se trouver ».

En parallèle, l'établissement est confronté à un cadre légal de recommandations alimentaires, incitant à diversifier les aliments. « On sert du boulgour, du blé, de la polenta alors que les résidents veulent des plats traditionnels de leur terroir. » L'alimentation est un sujet sensible qui touche aux racines, aux habitudes et à la culture familiale.

Enfin, par peur et manque de formation, les professionnels craignent la fausse route. « Un résident qui tousse à table est vite "condamné" à un passage en texture modifiée. » On observe une déconnection entre les envies et habitudes des résidents et les plats qu'on leur sert. « Il n'y a pas de jugement de valeur mais lorsqu'on a demandé à un résident ce qu'il souhaitait manger et qu'on lui sert autre chose, on génère forcément de la frustration. » Et c'est sans compter celle des professionnels face au gaspillage alimentaire et les coûts induits d'une assiette non consommée.

Les questions à se poser

D'abord, le goût. Le résident apprécie-t-il ce qu'on lui propose ?

Ensuite, la volonté. Le résident souhaite-t-il prendre son repas dans l'espace collectif ou préfère-t-il un autre lieu ?

Enfin, la capacité. Le résident peut-il porter la fourchette à sa bouche ? Voit-il le contenu de son assiette ?...

Personnaliser le repas, c'est bien sûr veiller au cadre, limiter le bruit (fermer la porte de la cuisine, être attentif aux couverts qui claquent contre les assiettes, baisser le volume de la climatisation...), mais aussi adapter la présentation des mets dans l'assiette aux troubles visuels du résident. C'est enfin créer des groupes de mangeurs homogènes (petits mangeurs, mangeurs moyens et gros mangeurs) pour adapter les assiettes servies aux divers appétits.

Former les professionnels et les aidants

Consciente de la nécessité de travailler en interdisciplinarité et en inter-métiers pour éviter les actions en silos, l'association Alim50+, qui participe aussi au groupe de concertation du Conseil national de l'alimentation (CNA) « Bien-vieillir et alimentation », vient d'éditer un livre blanc sur le thème « Alimentation des personnes âgées : scénarios de formation et contenus à aborder lors des formations à destination des professionnels et des aidants ». Destiné aux donneurs d'ordre de formations (directeurs du médico-social, porteurs à domicile, SRC, organisations d'aidants...) comme aux structures de formation, il propose un cahier des charges précis, et des thématiques de formations à délivrer selon un parcours logique et accessible.

Il est disponible gratuitement en téléchargement : urlr.me/nmFPN

28/01/2026  - Recherche

La perte de l'odorat, premier signe de la maladie à corps de Lewy ?

Si l'hypothèse était confirmée, un simple prélèvement nasal couplé à des tests olfactifs pourrait la différencier d'Alzheimer.
27/01/2026  - Santé publique

Grippe : la campagne de vaccination prolongée jusqu'au 28 février

Face à la poursuite d'une circulation importante des virus grippaux, la campagne de vaccination est prolongée jusqu'au 28 février, a annoncé la Direction générale de la santé (DGS)
26/01/2026  - Etude

Cancer : les Français entre craintes et confiance dans les progrès médicaux

Maladie la plus redoutée des Français, le cancer suscite pourtant un optimisme croissant quant aux avancées thérapeutiques. C'est ce que révèle une vaste enquête menée par Toluna-Harris Interactive pour le Collectif Face au(x) Cancer(s), dévoilée à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le 4 février 2026.
13/01/2026  - Alimentation

Cet Ehpad breton qui dépasse les objectifs d'Egalim

Le maire d'Evran (22) donne les recettes du succès de l'Ehpad Le Clos Heuzé géré par son CCAS.
13/01/2026  - Loi Egalim

La campagne de télédéclaration sur "ma cantine" est ouverte

Les 30% d'Ehpad qui ont télédéclaré en 2025 obtiennent les résultats « parmi les plus faibles et les plus éloignés des obligations » de la loi Egalim.
12/01/2026  - Restauration

Unilever Food Solutions dévoile une campagne dédiée à l'art de la liaison en restauration

Unilever Food Solutions lance « Lier, texturer, sublimer : les secrets de la liaison en restauration », une campagne qui s'appuie sur l'expertise de Maïzena®, partenaire des chefs depuis 1862. L'initiative s'accompagne de deux brochures pratiques, dont l'une spécifiquement conçue pour la restauration collective.
08/01/2026  - Alzheimer

La Fondation Recherche Alzheimer investit 5 millions d'euros en 2025

Premier financeur de la recherche sur la maladie d'Alzheimer en France, la Fondation Recherche Alzheimer a consacré 5 millions d'euros en 2025 au financement de nouveaux projets scientifiques. Depuis sa création en 2004, 29 millions d'euros ont été reversés aux chercheurs.
05/01/2026  - LFSS 2026

Les médecins libéraux appelés à la grève jusqu'au 15 janvier

Les médecins libéraux, généralistes et spécialistes sont appelés à la grève du 5 au 15 janvier par l'ensemble de leurs organisations syndicales.
29/12/2025  - Soutien

Grippe sévère et réanimation : une ligne d'écoute nationale pour soutenir les familles

Avec le pic épidémique de grippe A attendu durant les fêtes de fin d'année, certaines familles vont vivre un bouleversement brutal : l'hospitalisation d'un proche en réanimation. Face à cette épreuve, une ressource existe : Écoute Famiréa, première ligne d'écoute nationale dédiée aux proches de patients en réanimation.