07/12/2022  - Justice  14405

Levothyrox : l'Agence du médicament mise en examen pour « tromperie »

L'ANSM vient d'être mise en examen au pénal dans l'affaire de la nouvelle formule du Levothyrox.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé le 5 décembre avoir été mise en examen pour « tromperie » dans le dossier du changement de formule du Levothyrox, médicament très largement prescrit contre l'hypothyroïdie qui frappe plus particulièrement les personnes âgées.

L'ANSM dit « n'a jamais nié les difficultés rencontrées par certains patients au moment du passage à la nouvelle formule du Levothyrox » et vouloir apportera « sa pleine contribution à la manifestation de la vérité » mais elle « conteste fermement les reproches formés à son encontre car aucune infraction pénale n'a été commise ».

En juin 2019, l'ANSM avait mené une étude sur plus de deux millions de patients et conclu que le passage à la nouvelle formule (nouveaux excipients) n'avait pas engendré de « problèmes de santé graves » .

L'agence est visée par une action collective de quelque 1.100 plaignants, pour « défaut de vigilance » et « défaut d'anticipation ».

Cette mise en examen intervient un mois et demi après celle la filiale française du laboratoire pharmaceutique allemand Merck pour « tromperie aggravée ».

Au civil, la Cour de cassation a rejeté en mars 2022 le pourvoi de Merck, condamné en 2020 à indemniser plus de 3 300 utilisateurs ayant souffert d'effets secondaires à la suite du changement de formule.

En France, moins de 100.000 patients sont traités avec l'ancienne formule, importée depuis fin 2017 sous le nom d'Euthyrox. Sa distribution qui devait s'arrêter en 2020, a été prolongée au moins jusqu'à la fin 2022.

24/02/2026  - Expérimentation

Pharmaciens non titulaires de DES en Ehpad : les syndicats « vigilants et dubitatifs »

Les pharmaciens hospitaliers et les étudiants s'interrogent sur le pourquoi d'une expérimentation dérogatoire en pharmacie à usage intérieur d'Ehpad.
24/02/2026  - Conférence salariale

Privé non lucratif : zéro euro pour les salaires

La conférence salariale du 18 février a de nouveau fait un flop. La confédération d'employeurs Axess dénonce un sous financement devenu chronique.
24/02/2026  - LF 2026

Loi de finances : deux mesures RH pour la fonction publique

Il s'agit de la pérennisation de la rupture conventionnelle et de l'allongement de la durée maximale du congé pathologique prénatal.
24/02/2026  - Grand âge

Fnadepa : les nouvelles charges risquent de faire chavirer nombre d'ESMS

La taxe d'apprentissage du secteur associatif s'ajoute à un alourdissement de charges pour des établissements et services déjà exsangues.
24/02/2026  - Hygiène et qualité de vie

Des odeurs persistantes en Ehpad : quand la chimie verte vient au secours des équipes

Malgré des protocoles rigoureux, de nombreux établissements restent confrontés à des nuisances olfactives tenaces, particulièrement dans les unités de soins spécialisés. 1903RS, société occitane spécialisée dans la chimie des odeurs, a développé Jolly Odor : un destructeur d'odeurs à base d'actifs végétaux, sans parfum agressif ni classement dangereux.
24/02/2026  - Webinaire

Les maires face au vieillissement : agir maintenant, sans attendre l'État

La loi Grand Âge tarde et les financements nationaux restent incertains. Mais le vieillissement, lui, n'attend pas. Lors d'un webinaire organisé par le Cercle Vulnérabilité & Société, le 23 février, élus, militants et innovateurs sociaux ont appelé les communes à agir sans attendre - avec pragmatisme et sans grands moyens.
23/02/2026  - EAIS

Fausses routes : un Flash sécurité patient de la HAS

Titré « Fausses routes : lorsqu'une petite boulette devient un très gros pépin », il analyse trois événements indésirables associés aux soins (EIAS)
23/02/2026  - Maltraitances

Nouveau numéro d'appel : à J-7, rien n'est prêt !

Personne ne connait le nouveau numéro d'appel maltraitance pour les adultes vulnérables, alors redisons-le : à compter du 1er mars, il s'agit du 3133...
19/02/2026  - PA/PH

Le numéro 3133 va succéder au 3977 pour signaler des faits de maltraitance

L'opérateur privé Qualisocial prendra le relais le 1er mars mais France Assos Santé craint « un risque réel sur la qualité de l'accompagnement et sur la capacité des victimes à faire entendre leur parole ».