Dans le n° 160-juin 2024  - Coups de coeur/Coups de gueule  16800

Du côté des fédés

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La SFGG « choquée » et « en colère » suite à l'arrêt de la commercialisation du vaccin Efluelda

Une loi Grand âge reportée à la Saint-Glinglin, une loi « fin de vie » qui témoigne à la fois d'un manque de considération pour les personnes âgées et un mépris du travail des soignants, un vaccin retiré du marché en pleine semaine européenne de la vaccination 2024... « La coupe est pleine » pour la communauté gériatrique qui se dit « choquée » et « en colère » suite à la décision des autorités sanitaires françaises de baisser le prix du vaccin anti-grippal Efluelda rendant ainsi sa commercialisation impossible.

Efluelda représente un mode de prévention très efficace à titre individuel et collectif auprès de la population âgée, population particulièrement à risque dans les épidémies de grippe. « Ce vaccin a été développé dans l'objectif de mieux protéger les personnes âgées de plus de 65 ans. Pourtant il vient d'être retiré du marché par la Direction Générale de la Santé mardi 23 avril? » « Une aberration » pour la SFGG qui s'inquiète du « lourd tribut que vont, une nouvelle fois, payer les personnes âgées » : « Nous regrettons vivement que nos patients âgés ne puissent plus disposer de ce vaccin pour se protéger. »

Déficits des Ehpad associatifs : la Fehap tire la sonnette d'alarme

Le constat est sans appel. La situation budgétaire d'une grande partie des Ehpad associatifs est aujourd'hui catastrophique. Dans un contexte d'une complexité inédite, la Fédération des établissements d'aide à la personne privés solidaires (Fehap) appelle les pouvoirs publics à agir sans délai.

Historiquement à l'équilibre budgétaire, les établissements et services pour personnes âgées privés solidaires sont confrontés depuis trois ans à une dégradation profonde, massive et rapide de leurs comptes. En 2023, près de 73 % des Ehpad étaient en déficit. Ce chiffre est colossal et augmente d'année en année. Pour la première fois, la poursuite de l'activité de ces structures se trouve en péril. Autrement dit, c'est désormais une question de survie.

Les raisons de cette crise ? Inflation persistante, sous-financement des tarifs hébergement et dépendance, mesures utiles de revalorisations salariales, hausse des intérêts d'emprunt... Les causes sont multiples et largement connues. Or, les réponses apportées par les pouvoirs publics demeurent insuffisantes. Les évolutions des recettes décidées au plan national comme au plan départemental sont loin d'être à la hauteur. Ne pratiquant aucune marge sur leur offre, les établissements privés solidaires n'ont donc aucun levier financier pour amortir l'important décalage entre recettes et dépenses.

La situation est telle que la Fehap a appelé les Ehpad adhérents à adopter une motion d'alerte inédite. Objectif ? Interpeller massivement les institutions et le grand public. Si les autorités n'agissent pas rapidement pour répondre aux besoins, c'est bien toute une partie de l'offre privée solidaire qui risque de sombrer, pénalisant de nombreux citoyens. En effet, la disparition d'établissements sur les territoires aura forcément un impact sur l'accès de la population à des solutions d'accompagnement abordables. La Fehap le martèle une nouvelle fois : des mesures fortes sont plus que jamais nécessaires pour soutenir les établissements privés solidaires du grand âge.

C'est quand qu'on va où ?

L'Uniopss, par la voix de son président Daniel Goldberg, soutient les mobilisations visant à garantir l'accompagnement de toutes les vulnérabilités.

« L'Uniopss constate amèrement que le Livre blanc du Haut Conseil du travail social auquel nous avons contribué, adopté en septembre et remis en décembre, ne trouve toujours ni traduction concrète, ni méthode de travail pour avancer sur plusieurs sujets décisifs. Que sont devenues les paroles des cinq ministres présents le 6 décembre dernier qui ont tous salué son contenu et la nécessité d'avancer ?

De plus, certaines des revalorisations "Laforcade" ou "Ségur" n'ont pas toutes été versées aux organismes, cela sans oublier les "Exclus du Ségur" sans solution. Dans tous les secteurs, les taux d'encadrement permettant un accompagnement le plus digne possible des personnes vulnérables ne sont pas atteints. L'Uniopss ne peut se satisfaire d'une situation dont les salariés concernés subissent les conséquences, dans leur équilibre de vie, de mesures non mises en oeuvre, avec des répercussions manifestes pour les personnes vulnérables accompagnées.

L'État, les départements et les régions doivent prendre leurs responsabilités et faire connaître leurs trajectoires budgétaires afin de revaloriser les métiers de l'humain. De même, le Comité des métiers doit enfin être mis en place afin, tel qu'annoncé par Jean Castex en 2022, d'être le "garant des ambitions portées pour cette filière" ».


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