17/01/2019  -  Économie  10291

EHPAD « fraudeurs » à l'Assurance maladie : le secteur public conteste l'accusation de Bercy

Le « Bilan 2017 de la fraude aux finances publiques », publié par la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) chiffre à 91,5 millions d'euros (M€) la fraude à l'Assurance maladie des établissements sanitaires et médico-sociaux en 2017, en progression de 11% depuis 2016.

Pour les EHPAD, le préjudice serait d'un montant de 8,1 M€. Une accusation qui irrite les représentants du secteur public.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

C'est la polémique de ce début d'année... La Délégation nationale de lutte contre la fraude (DNLF) a publié, fin décembre dernier, son bilan 2017 de lutte contre la fraude aux finances publiques dans lesquels elle pointe du doigt les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. Les EHPAD n'y échappent pas. « L'Assurance maladie a poursuivi son contrôle contentieux des doubles facturations pour des séjours en EHPAD. En 2017, les médicaments ont été intégrés au périmètre de contrôle des EHPAD disposant d'une pharmacie à usage interne. La campagne lancée en 2017 a permis de détecter des anomalies de facturation dans près de 3 600 établissements, France entière, pour un préjudice d'un montant proche de 8,1 M€. La campagne 2016, qui a continué à produire des résultats au titre de 2017 pour un montant de 0,5 M€ », note le bilan.

"Attaque malvenue"

Dans un communiqué de presse en date du 8 janvier, la Fédération hospitalière de France (FHF) dénonce vivement une « attaque particulièrement malvenue » envers les établissements hospitaliers et les EHPAD.

L'Association nationale des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité (ANCHL) a également contesté cette accusation, le 14 janvier, en rappelant que « 80 à 90% des signalements » effectués après des contrôles dans les EHPAD sont « réfutés et abandonnés » par les caisses primaires d'assurance maladie. Pour ce qui concerne les anomalies restantes, elles résultent de deux types de situations caractérisées par un manque d'échanges d'informations entre l'établissement et la famille ou le résident.

Dans un premier cas, au moment de l'admission de la personne âgée en EHPAD, la non-dénonciation par la famille et/ou le résident du contrat de location de matériel biomédical fait que celui-ci « se prolonge donc un temps alors que la personne n'est plus à domicile ». Dans un autre cas, les dispositifs médicaux, les médicaments ou les soins ont été commandés directement par la famille lors d'un séjour temporaire au domicile. Mais dans les deux situations, malgré l'information aux familles et aux futurs résidents dans le contrats de séjour, l'EHPAD « n'en est pas informé », souligne l'ANCHL, ce qui « échappe à son contrôle ». Malgré cela, l'Assurance maladie en demande le remboursement « de façon accusatoire », dénonce l'ANCHL. L'association attribue également ces dysfonctionnements à des « applications ou divergences sur une réglementation parfois obscure ou lacunaire ».

Le Syncass-CFDT considère lui-aussi que « d'accuser ces établissements et leurs dirigeants de fraude à l'assurance maladie », revient à « méconnaître [...] la difficulté de maîtriser dans les EHPAD les achats ou locations de dispositifs médicaux réalisés par les familles ».


26/02/2026  - SFGG Société Francaise de Gériatrie et de Gérontologie

Sexualité et grand âge : les Printanières de la SFGG brisent les tabous

Le 2 avril 2026, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie consacre son webinaire « Les Printanières » à une question longtemps tue dans les établissements et services à domicile : la santé sexuelle des personnes âgées.
26/02/2026  - Centre de ressources

La Fondation Médéric Alzheimer lance « Essentiel Alzheimer » pour les aidants

Il s'agit d'une plateforme numérique et d'une ligne d'information 3150, gratuite, anonyme et confidentielle.
26/02/2026  - Nominations

Outre-mer : deux nouveaux directeurs généraux d'ARS

Philippe Luccioni-Michaux est nommé en Guadeloupe et Etienne Billot à Mayotte.
26/02/2026  - Décret et arrêté

Infirmières : la réforme de la formation entrera en vigueur le 1er septembre

La réingénierie prend en compte les importantes évolutions du métier d'infirmière portée par la loi « historique » du 27 juin 2025.
25/02/2026  - Vote

Aide à mourir : l'Assemblée nationale franchit une nouvelle étape décisive

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, ce mercredi 25 février 2026, deux textes majeurs sur la fin de vie. Si le vote sur le développement des soins palliatifs a fait l'unanimité - 491 voix pour, aucune contre -, celui instaurant un droit à l'aide à mourir a suscité davantage de débats : 299 députés l'ont soutenu, 226 s'y sont opposés.
25/02/2026  - Bilan d'étape

Stratégie soins palliatifs : une offre renforcée dans les territoires

352 millions d'euros ont été mobilisés sur la période 2024-2025, soit 157 millions de plus que prévu.
25/02/2026  - AAC

12 nouveaux Pasa en Centre-Val de Loire

En l'absence d'accueil de jour dans un rayon de 15 km, possibilité était donnée d'ouvrir le Pasa à 2 ou 3 personnes âgées provenant du domicile.
25/02/2026  - Décret

Conseils d'administration des ESMS publics : les collectivités vont désigner des suppléants

Un décret de simplification administrative permet désormais d'éviter certains problèmes de quorum.
25/02/2026  - Santé publique

Primo lance un programme d'amélioration de l'état bucco-dentaire des résidents

L'état bucco-dentaire est souvent préoccupant en Ehpad ou établissements hébergeant des personnes en situation de handicap. Le déficit de formation des personnels en est l'une des causes.