©CNSA
05/04/2024  - Planification écologique  16678

Les leviers pour réduire l'empreinte carbone du secteur de l'autonomie

Alimentation, déplacements et énergie, un rapport propose aux acteurs de la branche Autonomie une nouvelle photographie de l'empreinte carbone du secteur et un ensemble de leviers et d'actions de décarbonation.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) s'est engagée en mars 2023 dans la planification écologique de la branche Autonomie en partenariat avec l'École nationale supérieure de la Sécurité sociale (EN3S) et le Think tank The Shif Project. Les premiers résultats montrent que ce secteur émet aujourd'hui autour de 10 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an soit environ 1,5 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Si rien n'est fait, ces émissions pourraient augmenter de plus de 40 % d'ici 2050. En cause : la hausse des besoins de prise en charge d'une population française vieillissante.

La remise du rapport « Décarbonons le secteur de l'autonomie » rendu public le 5 avril constitue la deuxième étape de cette démarche. L'empreinte carbone du secteur de l'autonomie - calculée à l'échelle départementale et des établissements et services à domicile prenant en charge les personnes âgées ou en situation de handicap - montre que les émissions de gaz à effet de serre proviennent à 24% de l'alimentation dans les espaces de restauration collective, à 26% des déplacements (services à domicile, déplacements domicile-travail, personnes accompagnées et visiteurs) et à 22% de la consommation d'énergie des bâtiments. Les leviers/actions proposés aux gestionnaires d'établissements et services s'appuient sur chacun de ces volets.

Deux trajectoires de décarbonation ont été retenues :

- La première, appelée « Sans virage domiciliaire », se base sur un nombre de personnes âgées hébergées en établissements spécialisés qui suit les tendances observées actuellement, et ce en tenant compte du vieillissement de la population ;

- La seconde, nommée « Virage domiciliaire », se base sur un scénario de prise en charge des personnes âgées moins institutionnalisée, pour qui le maintien au domicile est privilégié le plus longtemps possible.

Capacité d'investissement

De nombreuses mesures de décarbonation identifiées dans ce rapport nécessitent une forte capacité d'investissement des organismes gestionnaires et des professionnels, et par conséquent un soutien financier des pouvoirs publics, co-financeurs de ces organismes. La mise en place de ces leviers passera également par une formation spécifique des professionnels (par ex : chefs cuisiniers, prescripteurs, etc.) et une sensibilisation des usagers.

La dynamique de décarbonation de la branche Autonomie de la Sécurité sociale permet d'accompagner la décarbonation des autres secteurs : en effet, via son financement public et l'évolution de son activité, le secteur de l'autonomie a ainsi le potentiel de participer à la mise en mouvement des secteurs économiques français (en particulier l'agriculture et la mobilité) dans leur transition vers des activités décarbonées.

Enfin, un point particulier est souligné : une coordination renforcée des services d'aide à domicile et des professionnels de santé permettrait de réduire considérablement :

- Les distances parcourues par les professionnels ;

- La consommation de médicaments des personnes accompagnées, tout en améliorant la qualité de leur prise en charge grâce à cette approche holistique des soins.

Rapport « Décarbonons le secteur de l'autonomie »

Fiches leviers/actions pour baisser les émissions du secteur

09/03/2026  - Domicile

Amapa : le feuilleton judicaire va-t-il reprendre ?

Conséquence d'une décision de la cour d'appel de Paris, le groupe Avec fait feu de tout bois.
09/03/2026  - Privé lucratif

Olivier Dussopt pourrait succéder à Guillaume Pépy à la présidence d'Emeis

La sortie par anticipation du plan de sauvegarde a permis au groupe d'ouvrir une nouvelle étape. Quel président pour l'accompagner ?
09/03/2026  - Initiative

Stop à l'isolement fête ses six ans

Tout a commencé par un message sur Facebook, le 18 mars 2020, au coeur du premier confinement. Six ans plus tard, ce qui n'était qu'une impulsion généreuse est devenu un espace de référence pour les personnes vulnérables, leurs aidants et les professionnels qui les accompagnent, à domicile comme en établissement.
09/03/2026  - Expérimentation

Opticiens en Ehpad, une généralisation perdue de vue ?

Alors que l'expérimentation en Centre-Val de Loire et Normandie est terminée depuis le 31 décembre 2025, deux parlementaires posent la question : quand ?
26/02/2026  - SFGG Société Francaise de Gériatrie et de Gérontologie

Sexualité et grand âge : les Printanières de la SFGG brisent les tabous

Le 2 avril 2026, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie consacre son webinaire « Les Printanières » à une question longtemps tue dans les établissements et services à domicile : la santé sexuelle des personnes âgées.
26/02/2026  - Centre de ressources

La Fondation Médéric Alzheimer lance « Essentiel Alzheimer » pour les aidants

Il s'agit d'une plateforme numérique et d'une ligne d'information 3150, gratuite, anonyme et confidentielle.
26/02/2026  - Nominations

Outre-mer : deux nouveaux directeurs généraux d'ARS

Philippe Luccioni-Michaux est nommé en Guadeloupe et Etienne Billot à Mayotte.
26/02/2026  - Décret et arrêté

Infirmières : la réforme de la formation entrera en vigueur le 1er septembre

La réingénierie prend en compte les importantes évolutions du métier d'infirmière portée par la loi « historique » du 27 juin 2025.
25/02/2026  - Vote

Aide à mourir : l'Assemblée nationale franchit une nouvelle étape décisive

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, ce mercredi 25 février 2026, deux textes majeurs sur la fin de vie. Si le vote sur le développement des soins palliatifs a fait l'unanimité - 491 voix pour, aucune contre -, celui instaurant un droit à l'aide à mourir a suscité davantage de débats : 299 députés l'ont soutenu, 226 s'y sont opposés.