Maladie de Parkinson, d'Alzheimer, traumatisme crânien..., porteur de pistes thérapeutiques prometteuses, le casque Luciole va être testé par une trentaine de personnes atteintes de la maladie à corps de Lewy.
Maladie de Parkinson, d'Alzheimer, traumatisme crânien..., porteur de pistes thérapeutiques prometteuses, le casque Luciole va être testé par une trentaine de personnes atteintes de la maladie à corps de Lewy.
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Le Fonds Clinatec, centre de recherche biomédicale dédié aux maladies neurodégénératives et aux handicaps lourds, a présenté le 1er casque de photobiomodulation transcrânienne, un casque innovant pour explorer de nouvelles pistes thérapeutiques contre les maladies neurodégénératives, les traumatismes crâniens et certaines affections psychiatriques. Ce projet a notamment bénéficié du soutien de la Fondation Covéa.
La photobiomodulation repose sur l'application contrôlée d'une lumière proche infrarouge pour agir sur des zones ciblées du cerveau. Cette approche non médicamenteuse vise à apporter le « soin » par la lumière et s'inscrit comme une voie complémentaire aux traitements existants, dans un cadre scientifique et clinique rigoureusement encadré.
Le casque a été spécifiquement conçu pour répondre aux standards des essais cliniques les plus exigeants. Non invasif et ergonomique, il est paramétrable en fonction des pathologies étudiées et peut être utilisé aussi bien en centre de soins qu'à domicile, sous suivi médical.
Le premier essai clinique structurant, conduit en double aveugle selon les standards internationaux, démarre aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, en collaboration avec l'équipe du Pr de gériatrie et neurologue Frédéric Blanc, sur une trentaine de personnes atteintes de la maladie à corps de Lewy. Le dispositif médical et le protocole ont été validés par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en décembre 2025, autorisant notamment un traitement à domicile, sous supervision médicale.
Ce premier essai n'est qu'un point de départ. D'autres protocoles sont en cours de rédaction pour les maladies de Parkinson et d'Alzheimer. « Nos travaux préliminaires ont déjà permis de confirmer, grâce à l'IRM fonctionnelle, que la lumière proche infrarouge atteignait bien le cortex cérébral et pouvait en modifier l'activité dès une première exposition, en particulier chez les personnes âgées avec Alzheimer », révèle Laurent Hérault, directeur de Fonds.
Vidéo explicative de la photobiomodulation.
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