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26/08/2025  - Sécurité routière  18195

Alzheimer et conduite : des recommandations pour une évaluation « plus juste et plus humaine »

Elles proposent une approche personnalisée et graduée, centrée sur les capacités fonctionnelles réelles du conducteur.


Un arrêté du 28 mars 2023 a interdit la conduite dès l'apparition d'un déclin cognitif de la maladie d'Alzheimer et maladie apparentée (incompatibilité définitive au début de stade 3 de l'échelle de Reisberg). Il avait provoqué un tollé chez les gériatres qui avaient alerté sur les risques d'exclusion sociale injustifiée et appelé à une révision du dispositif. En partenariat avec la Délégation à la sécurité routière (DSR), la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) et la Fédération des centres mémoire (FCM) ont alors entamé et poursuivi un travail collaboratif sur l'évaluation des troubles cognitifs des conducteurs dans le cadre de pathologies neuroévolutives type maladie d'Alzheimer et maladies apparentées.

Dans un communiqué du 24 juillet, les sociétés savantes annoncent la publication officielle de nouvelles recommandations de la DSR sur l'évaluation de l'aptitude à la conduite de ces conducteurs (non professionnels de la route, groupe 1, ndlr).

« Ces recommandations marquent une avancée majeure pour une médecine plus juste et plus humaine, écrivent-elles. Elles redonnent du sens à l'évaluation médico-légale de la conduite en contexte de troubles cognitifs, loin des automatismes réglementaires et des exclusions arbitraires. Elles permettent enfin aux professionnels de santé de s'appuyer sur un cadre clair, validé et adapté à la réalité du terrain ».