Un amendement de la commission des finances du Sénat vise à passer d'un taux de 50% à 45%. La Fédésap est la première à réagir.
Services à la personne : le Sénat veut baisser le taux du crédit d'impôt
Les députés avaient voté le 25 octobre, un amendement au projet de loi de finances 2026 (PLF26) baissant le plafond des dépenses éligibles au crédit d'impôt services à la personne (Cisap) de 12 000 à 10 000 euros par an. Mais, après son rejet à l'Assemblée nationale, c'est dans sa version initiale que le PLF va être examiné par les sénateurs à partir du 27 novembre. Or, un amendement déposé le 24 au nom de la commission des finances, a créé la surprise. Il vise à réduire le Cisap de 50 à 45%, soit une réduction de 10 % de l'avantage fiscal. Le coût budgétaire du Cisap ne cesse de progresser, du fait à la fois de la hausse du nombre de ses bénéficiaires mais également du montant moyen attribué, argumente l'auteur, le LR Jean-François Husson, rapporteur du PLF. Le bénéfice du Cisap est par ailleurs socialement très concentré, le dernier décile de revenu, c'est-à-dire le plus riche, concentrant à lui seul 43,8 % de ce coût budgétaire total.
C'est du côté des entreprises de services à la personne qu'est venue la première réaction. La Fédération des services à la personne et de proximité (Fédésap) démonte un à un les arguments du sénateur Husson dans un communiqué du 25 novembre. «Une telle mesure augmentera immédiatement le reste à charge des ménages, réduira les heures déclarées, et mettra inutilement sous tension des services essentiels au soutien à domicile et à la garde d'enfants, en particulier dans les territoires ruraux», écrit-elle. Elle note en particulier que les plus de 80 ans restent de loin la principale classe d'âge à avoir recours aux services à la personne (42,3 %). « L'amendement sénatorial fera économiser aujourd'hui quelques centaines de millions d'euros, mais la sécurité sociale dépensera davantage demain en hospitalisations et en places en établissement », déclare son président Frank Nataf.
