Les syndicats Syncass-CFDT et CHFO font le bilan à l'occasion de la dernière instance collégiale de l'année.
Réforme statutaire des D3S : la grande désillusion
La Commission administrative paritaire des directeurs d'établissement sanitaire, social et médico-social (D3S) a été réunie le 17 novembre. Cette dernière instance collégiale de l'année a aussi été l'occasion d'un premier bilan 2025.
Le Syncass CFDT en a dressé un, sombre, dans une déclaration liminaire sur le contexte politique, la crise financière majeure des établissements médico-sociaux publics, l'attente des décrets sur les futurs GTSMS, la diminution des candidatures aux chefferies D3S, leurs difficultés d'exercice...
« Comment ne pas comprendre leur colère et leur incompréhension suite à l'exclusion des D3S de la mise en oeuvre pour le versant hospitalier de la réforme de la haute fonction publique ? Comment ne pas comprendre leur colère et leur incompréhension lors de leur exclusion de la réforme du régime indemnitaire », interpelle le syndicat. « L'Etat doit clairement se positionner sur le devenir des établissements publics médico-sociaux et de leurs directeurs », conclut-il.
Tissage, détissage : dans une déclaration liminaire titrée « Ca suffit Pénélope, stop ! » les cadres hospitaliers de Force ouvrière (CH-FO) prennent un exemple d'actualité précis avec l'article 23 du PLFSS 2026 qui prévoit de repousser au 1er janvier 2028 la protection sociale complémentaire des agents initialement prévue pour le 1er janvier prochain - « Ce report, perçu comme une « trahison », est le premier fil que l'on coupe ». Ils rappellent demander (vainement) la reprise sans délai des travaux de transposition de la réforme de la haute fonction publique. « Si l'administration s'est refusée à une approche globale du dossier, on voit bien que la méthode séquentielle n'est pas un gage d'efficacité » puisque le dossier des directeurs d'hôpitaux ouvert en 2023 n'a pas encore abouti. « Après deux années où l'on a vu défiler les revalorisations statutaires pour les proviseurs, les administrateurs de la ville de Paris, les officiers, les magistrats...c'est une humiliation pour la FPH tout entière, et la persistance de l'exclusion des D3S génère indéniablement un sentiment de déclassement. Comme argument d'attractivité, on fait mieux ! », dénonce le syndicat.
1 591 D3S sont en activité au 1er janvier 2023, contre 1 865 en 2013, selon les éléments statistiques du centre national de gestion (CNG).
