Shutterstock
02/03/2026  - Expérimentation 51  18802

Hypertonies déformantes acquises : des unités mobiles dans les Ehpad

L'expérimentation article 51 Auto-Nom version 2 concernera environ 7000 personnes âgées en Ehpad ou handicapées en MAS ou FAM.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, Géroscopie vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.


Un arrêté publié le 1er mars prolonge pour trois ans l'expérimentation art. 51 Auto-Nom (neuro-orthopédie mobile) d'unités mobiles afin d'accompagner les équipes des établissements médico-sociaux dans la prise en charge de l'hypertonie déformante acquise (HDA) des personnes âgées et en situation de handicap.

L'HDA se définit « comme toute déformation articulaire, avec réduction d'amplitude et augmentation de la résistance à la mobilisation passive, quelle qu'en soit la cause et à l'origine d'une gêne fonctionnelle, d'un inconfort et de toute autre limitation dans les activités de la vie quotidienne ».

Selon plusieurs études, 22 % des résidents en Ehpad souffriraient d'au moins une HDA, et 26% des résidents de maisons ou de foyers d'accueils spécialisés auraient des lésions cérébrales entraînant des rétractions musculaires.

Les conséquences des HDA sur la dépendance, la qualité de vie, les douleurs, la consommation de soins et la survie sont majeures pour les patients. Elles ont aussi un fort retentissement sur l'activité du personnel soignant : les soins de base, d'hygiène et de nursing sont rendus extrêmement difficiles.


Au chevet des patients

Dans la version 2 de son cahier des charges, le projet porté par la Croix-Rouge Française revêt une dimension nationale en prévoyant une expérimentation dans quatre régions, l'Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, l'Auvergne-Rhône Alpes et la Bretagne. Huit établissements de santé sont partenaires : l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (AP-HP), les hôpitaux de Saint-Maurice (Val-de-Marne), le CH Simone Veil (Val d'Oise), les CHU de Bordeaux et Poitiers, le Pôle Saint-Hélier (Rennes), le Centre médico-chirurgical de la Croix-Rouge française Les Massues (Lyon) et son centre de réadaptation fonctionnelle Richelieu (la Rochelle).

Les unités mobiles sont composées de médecins, d'infirmières et d'ergothérapeutes qui interviennent directement auprès des équipes dans les établissements médico-sociaux pour soulager les personnes atteintes.100 établissements ont été identifiés comme partenaires représentant un total de 7 000 résidents potentiels.

A lire : le focus sur l'unité mobile du Centre Richelieu de la Rochelle titré « Ehpad : nous nous rendons vraiment au chevet des patients »