La députée macroniste de l'Isère fait son entrée dans le gouvernement Lecornu III, une inconnue pour le secteur du grand âge qui l'accueille avec des réactions devenues routinières.
La députée macroniste de l'Isère fait son entrée dans le gouvernement Lecornu III, une inconnue pour le secteur du grand âge qui l'accueille avec des réactions devenues routinières.
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« Le gouvernement Lecornu III récompense les proches d'Emmanuel Macron et du premier ministre », a titré Le Monde à l'annonce de l'Elysée du 26 février au soir. Camille Galliard-Minier fait partie des quatre nouveaux entrants au gouvernement. Elle a été nommée ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq. Députée de l'Isère élue en janvier 2025 lors d'une législative partielle, l'avocate, spécialiste reconnue de l'adoption, avait largement battu le candidat LFI Lyes Louffok, et retrouvé le siège qu'elle avait occupé de 2020 à 2022 comme suppléante d'Olivier Véran, alors nommé ministre de la Santé. Quoique membre de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, elle n'est pas une habituée des dossiers grand âge et handicap. Son suppléant (parce que maintenant il faut aussi « surveiller » les suppléants...), Alim Latrèche est un ancien champion paralympique d'escrime aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004. Après l'écologiste Sébastien Peytavie, élu en juin 2022, il sera le deuxième député de l'histoire en fauteuil roulant.
Des réactions rabâchées
Pas de passation officielle entre les deux ministres, dans un post linkedin, Camille Galliard-Minier témoigne d'une « immense fierté » et d'un « profond sens des responsabilités » à rejoindre le Gouvernement. « Le grand âge et le handicap sont deux sujets sur lesquels je suis engagée depuis longtemps », écrit-elle.
Encore une nouvelle ministre, au-delà des félicitations d'usage, le secteur du grand âge, pour qui elle est une inconnue, a répété avec lassitude l'urgence des dossiers qui attendent la ministre.
La Fnadepa a résumé la situation « l'urgence est connue et rabâchée ». La fédération de directeurs exhorte donc la nouvelle ministre à présenter rapidement le plan Grand âge qui a été reporté il y a quinze jours. « Ce plan devra être porteur d'une ambition nationale pour le Grand âge, avec des actions adaptées et financées, répondant aux difficultés immédiates et engageant des actions transformatrice »
Pour les entreprises du domicile de la Fédésap « L'autonomie ne peut être un ministère de passage ni un sujet traité par à-coups, elle exige une vision de long terme et un pilotage constant ».
Le Synerpa le déplore de son côté, « le secteur du grand âge voit une nouvelle fois son agenda percuté par les jeux politiques de chaises musicales, le report de l'annonce du plan grand âge, après deux années de débats budgétaires complexes, en a été une illustration préoccupante » - le représentant du secteur commercial demande le pilotage du plan par le Premier ministre.
La ministre « fait face à un grand défi », écrit la Fnaqpa. Elle dispose d'un an « pour tenir la promesse du président de la République et du Parlement : adopter un véritable plan d'action pour le Grand Âge, qui doit devenir le grand chantier sociétal de la fin du quinquennat ».
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