Les tensions de recrutement continuent de peser sur la qualité et la continuité de l'accompagnement dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif.
Les tensions de recrutement continuent de peser sur la qualité et la continuité de l'accompagnement dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif.
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La confédération d'employeurs Axess (Fehap + Nexem) publie son baromètre RH 2025, issu d'une enquête auprès de ses adhérents réalisée en octobre et novembre dernier. Il met de nouveau en lumière une situation toujours fortement contrainte pour les acteurs du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif, malgré quelques évolutions encourageantes en termes de fidélisation.
Des difficultés de recrutement toujours massives
87 % des répondants déclarent rencontrer des difficultés de recrutement, toutes les familles de métiers sont concernées, avec une tension accrue sur les profils médicaux et paramédicaux, - La situation continue de se dégrader depuis plusieurs années, malgré une légère amélioration par rapport à 2023. Les principales causes identifiées restent une rémunération plus attractive dans d'autres secteurs et des contraintes liées au rythme de travail.
28 000 postes vacants : un niveau toujours préoccupant
Avec près de 28 000 postes vacants au 30 septembre 2025, le taux de vacance moyen atteint 5,7 % (contre 4,4 % en 2023). Le secteur du grand âge est particulièrement touché (14 %). Par ailleurs, les vacances de postes s'inscrivent dans la durée. Pour 30 à 40 % des structures, elles dépassent 3 mois et jusqu'à 67 % pour le personnel médical.
Des signaux positifs
Malgré ces tensions, plusieurs signaux positifs émergent : -
- Ancienneté moyenne en hausse : 10,66 ans (+16 % depuis 2023) ;
- Turn-over en baisse : 13,5 % (contre 21,4 % en 2022) ;
- Stabilisation des départs (démissions et ruptures conventionnelles en recul)
Un recours croissant aux solutions de court terme
Pour faire face aux tensions, les structures mobilisent massivement des leviers d'ajustement comme le recours aux heures complémentaires et supplémentaires (en hausse, notamment à l'été 2025), le développement de l'intérim et des pools de remplaçants, et la montée en puissance de solutions alternatives (libéraux, plateformes, alternance...). Le taux de CDD atteint 13 %, avec des niveaux plus élevés dans certains secteurs : 19,5 % dans le grand âge et 18 % dans l'accompagnement des adultes en difficulté sociale
Des impacts directs sur l'activité
Face aux tensions RH 42 % des structures ont dû adapter leur organisation, 29 % ont réduit leur file active, 23 % ont gelé des places. Si les fermetures de lits ou de places reculent, ces ajustements témoignent d'une pression persistante sur l'offre de soins et d'accompagnement
«Les tensions de recrutement continuent de peser sur la qualité et la continuité de l'accompagnement, déclare Marie-Sophie Desaulle, présidente d'Axess. Il est indispensable de construire des réponses durables, notamment en matière d'attractivité salariale, de conditions de travail et de reconnaissance des métiers »
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