C'est au tour de l'avenant 68 signé le 12 mars par les partenaires sociaux d'être retoqué par le ministère du Travail. Les minimas conventionnels sont maintenus sous le Smic.

BAD : nouveau refus d'agrément des 6 points de revalorisation salariale
Nouveau refus pour la revalorisation de 6 points de l'ensemble des échelons dans la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), l'information est tombée au coeur de l'été. Après l'avenant 66 du 8 octobre 2024, c'est en effet au tour de l'avenant 68, signé le 12 mars 2025 par les employeurs de l'USB Domicile et la CFDT, de se voir refuser son agrément par arrêté du 31 juillet. Identique au 66, l'avenant 68 différait simplement l'application de la revalorisation du 1er janvier au 1er juillet 2025, la valeur du point restant fixée à 5,77 euros.
Le montant concerné s'élevait 34,62 bruts, la hausse étant en partie neutralisée pour les salaires en-dessous du Smic. A la suite de ce nouveau refus d'agrément, le salaire de base d'un entrant dans le secteur reste donc à 1 777,16 euros soit 24,64 euros sous le Smic.
Dans un communiqué du 5 août les employeurs de l'USB domicile, qui réunit les fédérations Adedom, ADMR, FNAAFP/CSF et UNA, ont protesté,« alors que cet avenant avait non seulement pour objectif d'assurer aux salariés de notre branche un minimum conventionnel supérieur au Smic, mais également de revaloriser les rémunérations après 3 années sans aucune augmentation générale, [...] il n'est pas admissible que l'État et Départements de France se renvoient la responsabilité du refus d'une mesure de revalorisation des rémunérations de près de 200 000 salariés, qui représente 67 millions d'euros en année pleine ».
« Un nouveau refus d'agrément méprisant », a réagi l'AD-PA dans un communiqué du 6. « Au-delà de l'incurie dont la Puissance publique, Etat et Départements, fait preuve en décidant de laisser les salariés de l'aide à domicile avec des minimas sociaux inférieurs au Smic », les directeurs de l'AD-PA écrivent comprendre que cette décision « puisse être légitimement perçue par l'ensemble des professionnels comme symbole de mépris à leur égard ».
A noter : par arrêtés publiés les 7 août et 8 août, l'organisation professionnelle d'employeurs USB Domicile et les organisations syndicales CFDT (46,04%), CGT (38,39%) et FO (15,57%) ont été reconnues représentatives pour la BAD.