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Alors que la perte d'autonomie et le vieillissement ne semblent toujours pas faire partie des enjeux incontournables des candidats à l'élection présidentielle, partout le Big Quit sévit !
Mais le Big Quit, quésako ?
Ce mouvement ainsi nommé aux États-Unis pour définir les démissions massives des professionnels de santé existe aussi en France. Non reconnaissance du travail, déficit d'attractivité « exacerbé », épuisement physique et moral, rémunérations insatisfaisantes... La crise Covid a, on l'a maintes fois répété, poussé les soignants dans le sanitaire comme le médico-social à réinterroger le sens de leur travail, leur mission, voire l'adéquation de leur vocation avec leur réalité de terrain. Avec pour résultat, « The Great Resignation » impliquant des changements de vie... et ce, bien que certaines réponses significatives, quoi qu'on en dise, aient déjà émergé : revalorisations salariales, plan métiers, plateformes gérontologiques...
Dans le même temps, les mouvements de solidarité, chers à notre pays, se sont multipliés. « 86 % des seniors se sentent plus en forme psychologiquement depuis le début de l'accompagnement », indique l'étude réalisée sur l'impact du service civique solidarité seniors. Et si « 64 % des seniors affirment ne pas avoir changé leurs habitudes depuis que les volontaires viennent les voir, 36 % » disent modifier « leur quotidien, notamment les jours de visite : ils s'habillent, cuisinent, etc. ». À noter d'ailleurs que les seniors logés en structures d'accueil sont plus nombreux à déclarer avoir changé leurs habitudes que ceux vivant à domicile.
Changement de regard, meilleures formations, sentiment d'utilité, capacité à s'engager...
N'est-ce pas finalement ce que la société aspire à proposer à ses futurs professionnels ?
Et si le Big Quit cédait la place au Great Stay...
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