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Ecologie gérontologique: il y a urgence !

Ecologie gérontologique: il y a urgence !
Copyright : Revue GPNV, tous droits réservés (auteurs : Dr Genet et Dr Bonnetain)
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L’actualité climatique donne un relief particulier à un récent article de Bastien Genet et du Dr Rebecca Bonnetain publié dans la revue GPNV, la revue officielle de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG).

« Pensons une écologie gérontologique ! » C’est ce message pressant que Bastien Genet (aujourd’hui Docteur en Gériatrie et en Epidémiologie Clinique) vient d’adresser aux gériatres, aux chercheurs et aux professionnels de la gériatrie via LinkedIn. Il les y renvoie à la lecture d’un article (payant sur le site de la revue GPNV) qu’il a tout récemment publié dans la revue Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement (GPNV) de mars 2026.

Titré « Impact du changement climatique et de la pollution sur la santé globale de nos aînés », cet article coécrit avec le Dr Rebecca Bonnetain (CHU de Nantes) prend évidemment un relief particulier avec la succession de canicules que le pays a connue.

Les deux auteurs y ont réalisé une revue narrative de 25 ans de publications sur les effets sanitaires associés à la pollution (eau, sol, air) et au changement climatique concernant les personnes âgées de 60 ans et plus.

Certitudes ou présomptions fortes, les résultats indiquent que :

  • La contamination des sols et de l’eau par les pesticides est associée à un risque accru de maladie de Parkinson, de déclin neurocognitif et de cancer ; 
  • La pollution atmosphérique (particules fines, monoxyde de carbone) augmente l’incidence de bronchopneumopathie chronique obstructive, de cancer pulmonaire et de pneumopathies ; 
  • Le changement climatique favorise les décompensations cardiovasculaires et respiratoires, les infections et la dénutrition, exacerbées par les événements extrêmes (sécheresses, inondations, incendies).

Axes d’action en santé environnementale gériatrique

Tous ces effets néfastes sont amplifiés par des facteurs intrinsèques (âge, comorbidités, statut socio-économique) et extrinsèques (logement, infrastructures, systèmes de santé).

« Les acteurs médicaux et médico-sociaux de la gériatrie doivent rapidement s’emparer de la santé environnementale afin d’offrir le meilleur bien-vieillir possible à nos populations », résument les auteurs. Ils proposent, sous forme de graphique (voir la photo qui illustre le présent article, et qui figure en page 22 de l'article de la revue GPNV), une synthèse d’axes d’action et des leviers en santé environnementale gériatrique à mettre en œuvre lors d’une consultation, en matière d’enseignement, de recherche, et de politiques publiques.

« Les pistes sont ici, maintenant : il ne reste plus qu'à se mettre au travail et s'engager en amont de la catastrophe, de toute URGENCE », alerte le Dr Genet dans son post. 

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