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Poursuivre son activité après 50 ans dans les métiers du grand âge

Poursuivre son activité après 50 ans dans les métiers du grand âge
crédit photo : © next-Op/W. Fernandes

En 2025, 61,7 % des personnes âgées de 55 à 64 ans occupaient un emploi en France, selon la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) (1). Dans le secteur du grand âge, certains professionnels de plus de 50 ans changent d’établissement, envisagent un autre métier ou souhaitent revoir leurs horaires. Les situations diffèrent entre une personne qui cherche un poste et un salarié confronté à la fatigue physique.

Rechercher un poste en lien avec les compétences acquises

Après 20 ou 30 années d’activité, le CV privilégie les expériences utiles au poste visé. Pour une candidature à l’accueil d’un Ehpad, la gestion des appels et des dossiers, les échanges avec les familles ou l’utilisation d’un logiciel administratif renseignent davantage le recruteur qu’une liste de qualités personnelles.

Pour une recherche d’emploi senior, HelloWork permet de filtrer les annonces par localité et type de contrat. Les candidats sélectionnent un intitulé de métier et créent une alerte pour recevoir les nouvelles publications.

Le choix d’un poste dépend aussi des horaires et du salaire proposés. Un temps partiel peut se répartir sur 5 jours ou se concentrer sur 3 journées. Avant l’embauche, l’employeur indique les jours de présence et la fréquence des week-ends travaillés.

L’entretien sert également à parler de l’arrivée dans l’équipe. Le candidat a la possibilité de demander quel collègue l’accompagnera pendant les premiers jours et si une formation au logiciel de l’établissement est prévue. Il indique les outils qu’il utilise déjà et ses disponibilités.

Les métiers accessibles dans le secteur du grand âge

Les fonctions de secrétariat ou de cuisine en Ehpad font appel à des savoir-faire acquis dans d’autres secteurs. Les nouvelles recrues apprennent ensuite les procédures de l’établissement et les habitudes de l’équipe :

  • À l’accueil, le salarié renseigne les familles et traite les dossiers administratifs.
  • L’animateur organise des activités selon les souhaits des personnes accompagnées et leurs capacités.
  • En cuisine, en lingerie ou pour le nettoyage des locaux, le personnel applique les règles d’hygiène liées à son activité.
  • L’aide-soignant, titulaire du diplôme d’État, réalise des soins de la vie quotidienne en collaboration avec l’infirmier.

La formation complète d’aide-soignant dure 1 540 heures (2), réparties à parts égales entre les cours et les stages.

À domicile, les professionnels se déplacent entre les logements au fil des interventions. En Ehpad, les horaires dépendent du service et du métier exercé. Les équipes soignantes travaillent aussi la nuit et le week-end.

Se former pour changer de fonction ou actualiser ses compétences

Lorsque les cours se déroulent sur les heures de travail, leur calendrier se prépare avec l’employeur. Les périodes de stage et le travail personnel à effectuer en dehors des séances sont également à prévoir.

Pour les professionnels qui exercent déjà des tâches liées au diplôme recherché, la validation des acquis de l’expérience peut éviter de reprendre toute une formation. Le candidat décrit les activités réalisées dans un dossier, puis passe devant un jury qui décide de valider tout ou partie de la certification.

La période de reconversion permet aux salariés du privé de se former pour changer de poste dans leur entreprise ou rejoindre un autre employeur. Le salarié et l’employeur signent un accord écrit. L’opérateur de compétences examine ensuite la demande de prise en charge financière.

Avant l’inscription, le salarié demande à l’organisme le tarif de la formation et les frais liés aux stages. Il échange avec le service RH sur les absences autorisées et la rémunération qu’il percevra pendant cette période.

Adapter les conditions de travail pour poursuivre son activité

Lorsque certains gestes deviennent douloureux ou que la fatigue s’accumule, le salarié en parle à son responsable. Il décrit les tâches qui le gênent et les horaires qu’il supporte moins bien, pour discuter de changements dans l’organisation de sa journée. Dans le secteur privé, il a également le droit de demander une visite auprès du médecin du travail qui peut proposer un aménagement du poste ou des horaires.

Les rails de transfert et les chariots motorisés font partie des équipements de prévention des risques liés à la manutention. Le matériel doit être entretenu et disponible au moment des soins. Une formation prépare les équipes à son utilisation. À domicile, les plannings doivent prévoir les trajets entre les logements. Des visites trop rapprochées laissent peu de temps pour se déplacer et entraînent des retards au fil de la tournée.

Un changement de fonction se discute avec la direction, selon les postes vacants et les qualifications du salarié. Certains professionnels souhaitent plutôt former de nouveaux collègues. Le planning réserve du temps au tutorat. L’équipe détermine quelles autres tâches seront reportées ou confiées à d'autres salariés.

Sources :

https://www.dialogue-social.fr/websites/dialogue-social/Pieces_jointes_des_articles/2026/Dares_Resultats_Les_seniors_sur_le_marche_du_travail_en_2025.pdf

https://sante.gouv.fr/metiers-et-concours/les-metiers-de-la-sante/les-formations-aux-metiers-de-la-sante/article/la-formation-au-metier-d-aide-soignant

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