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Les colocations Alzheimer : troisième voie, mais pas troisième catégorie...

Les colocations Alzheimer : troisième voie, mais pas troisième catégorie...
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Une matinée de réflexion a été organisée par la Fondation Médéric Alzheimer le 21 septembre sur un modèle qui reste à clarifier.

Les premiers habitats partagés Alzheimer sont nés il y a plus de 30 ans dans le Morbihan, portés par des familles organisées en associations. Aujourd’hui ? Même pas 100 colocations Alzheimer en France, alors qu’il y en a 3700 en Allemagne ! Qu’est-ce qu’on attend ?

Peu soupçonnables d’aventurisme, les Inspections générales des affaires sociales (Igas) et de l’environnement et du développement durable (Igedd) avaient redit en mai (dans un rapport officiel) qu’il fallait faire vite, très vite (geroscopie.fr du 11 mai 2026).

Pour la Fondation Médéric Alzheimer, les colocations Alzheimer sont un credo. Encore faut-il modéliser cette troisième voie entre le domicile et l’Ehpad : elle l’a écrit dans un Livre blanc en mai dernier, elle l’a soumis à réflexion lors d’une matinée dédiée le 21 septembre à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer avec un enjeu prioritaire : donner une visibilité de logement alternatif à la colocation Alzheimer.

Logement/habitat inclusif

La colocation Alzheimer se conçoit et se construit aujourd’hui comme un logement semblable à un domicile ordinaire dans son architecture et accueillant au maximum 8 colocataires vivant avec la maladie d’Alzheimer. Elle se compose d’espaces communs (salon, cuisine, salle à manger, jardin, etc.) ainsi que de chambres privées avec ou sans salle de bain, meublées par les colocataires. Chaque habitant signe un bail de location. Jusque-là, c’est clair, la colocation est donc bien considérée comme un domicile aux yeux de la loi.

Mais, par ailleurs, pour accompagner les colocataires dans la vie quotidienne, 8 auxiliaires de vie en moyenne se relaient 24h/24 permettant ainsi de respecter le rythme de chacun. Les colocations mettent en avant un cadre de vie collectif avec un projet de vie partagé, favorisant le lien social et l’entraide entre les habitants tout en assurant des réponses aux besoins individuels de chacun d’entre eux. Là, on bascule dans l’habitat inclusif tel que défini par la loi Elan du 23 novembre 2018... Mais cet entre-deux « logement/médico-social » complexifie le modèle avec un impact juridico-financier à clarifier...

Pas une nouvelle catégorie

Pour la Fondation, l’enjeu n’est pas de créer une nouvelle catégorie intermédiaire entre le domicile et l’établissement. Il est de reconnaître que le domicile demeure un domicile, même lorsqu’il est partagé et accompagné. Cette clarification est essentielle, car elle conditionne l’ensemble du modèle : accès aux aides au logement, modalités de gestion locative, financement de l’accompagnement, responsabilité des acteurs et droits des habitants.

Les trois freins actuels sont bien identifiés :

-modèle économique fragile (vacances locatives, hospitalisations, décès),

-aides au logement interprétées différemment selon les territoires, et

-métier pivot d’animatrice-coordinatrice peu reconnu, à construire et à professionnaliser (geroscopie.fr du 18 juin 2026).

Justement, l’une d’elles, Violaine de Clarens, animatrice-coordinatrice de la vie sociale et partagée de la Maison des Sages de Buc dans les Yvelines (par ailleurs infirmière) a participé à l’une des tables rondes du 21 septembre qui posait la question «Et si les colocations Alzheimer changeaient notre matière d’habiter la maladie?».

·         Note à nos abonnés : Géroscopie reviendra vendredi dans sa newsletter hebdomadaire, non pas sur la question, mais sur les réponses innovantes que sait imaginer la pionnière Maison des Sages...

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