Face à la hausse des maladies chroniques et du nombre de personnes fragilisées, il est urgent de placer la santé et le « prendre soin » au cœur des politiques publiques. Une approche préventive et holistique s'impose, privilégiant l'accompagnement plutôt que la seule médicalisation.
La réforme des systèmes de santé et dépendance est la priorité des pays de l'OCDE. Distinguer ce qui relève de l'assurance (maladies bénignes) de la solidarité (affections longue durée, dépendance) est essentiel pour assurer la pérennité financière.
La gestion du linge en EHPAD est bien plus qu'une fonction logistique : c'est un élément clé de la maîtrise du risque infectieux et de la qualité de vie des résidents. Une approche professionnelle et normalisée s'impose pour éviter contaminations et défaillances.
La coqueluche (tussis quintina) resurgit en EHPAD depuis 2004, souvent transmise par les professionnels de santé. Son diagnostic par PCR doit être réalisé dans les 21 jours suivant l'apparition des symptômes pour être efficace.
Le financement de la perte d'autonomie soulève des enjeux majeurs : faut-il créer un 5e risque assurantiel, maintenir un socle public ou laisser aux familles la responsabilité ? Les choix de financement révèlent des tensions idéologiques entre solidarité collective et logique libérale.
La colite pseudomembraneuse liée à Clostridium difficile reste une complication majeure des établissements médico-sociaux. L'épidémie du clone 027 en 2006 a imposé une refonte complète des protocoles de prévention et de gestion des infections nosocomiales.