Au cours de sa visite jeudi 13 février 2019 à l'Institut de formation des aides-soignants (IFAS) de Nanterre, Agnès Buzyn, accompagnée de Myriam El Khomri, a annoncé une série de mesures :
- la suppression du concours d'aide-soignant. Remplacé par un système d'examen de dossier et d'entretien oral valorisant les qualités attendues, notamment les qualités relationnelles, cette mesure s'appliquera dès septembre 2020, avec un mécanisme transitoire pour ne pas pénaliser celles et ceux qui préparent actuellement le concours ;
- la refonte de la formation initiale, qui passera de 10 mois à 12 mois, autour de nouveaux enseignements comme le repérage des fragilités, la prévention de la perte d'autonomie ou encore le raisonnement clinique en équipe pluri-professionnelle ;
- pour répondre aux besoins de formation, les aides-soignants intervenant auprès des personnes âgées pourront bénéficier d'une nouvelle formation collective certifiante centrée sur les besoins des personnes âgées, d'une durée de 3 semaines ;
- la création d'un fonds national de prévention doté de 40 millions d'euros et la mise en place, sur les deux dernières années de carrière, d'un mi-temps payé à 75% et avec 100% de cotisation retraite grâce à l'appui du Fonds pour l'Emploi Hospitalier.
Cette réforme, parmi les priorités du Gouvernement pour cette année, devrait faire l'objet d'un projet de loi à l'été.
Points clés
| Mesure | Détails | Mise en œuvre |
|---|---|---|
| Suppression du concours | Remplacé par examen de dossier et entretien oral | Septembre 2020 |
| Formation initiale | Allongement de 10 à 12 mois | 2020 |
| Formation spécialisée gériatrie | Nouvelle formation collective de 3 semaines | À partir de 2020 |
| Fonds national de prévention | Dotation de 40 millions d'euros | 2019 |
| Mi-temps fin de carrière | Rémunéré à 75% + 100% cotisation retraite | Dernières 2 années |