Les raisons ? Dans un communiqué commun du 12 décembre, l'intersyndicale de médecins cite les mesures adoptées dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, tout juste promulguée : remise en cause de la liberté de prescription notamment à travers la limitation de la durée des arrêts de travail ; baisse des tarifs médicaux pouvant être décidée de manière unilatérale par voie réglementaire et non plus par négociation avec l'assurance-maladie ; limitation des dépassements d'honoraires, déremboursement des prescriptions de secteur 3 ; obligation vaccinale contre la grippe. L'intersyndicale dénonce « une ligne rouge franchie » en matière de liberté d'installation par les propositions de lois (PPL) du sénateur Philippe Mouiller visant à améliorer l'accès aux soins dans les territoires, adoptée en première lecture au Sénat et du député Guillaume Garot visant à lutter contre les déserts médicaux, adoptée à l'Assemblée nationale.
Une manifestation est prévue le samedi 10 janvier à Paris.
La lettre ouverte de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, publiée le 31 décembre, ne semble pas avoir fléchi les syndicats de médecins.
Points clés
| Élément de conflit | Mesure contestée |
|---|---|
| Prescription médicale | Limitation de la durée des arrêts de travail |
| Tarifs médicaux | Baisse décidée unilatéralement par voie réglementaire |
| Dépassements d'honoraires | Limitation des dépassements et déremboursement secteur 3 |
| Liberté d'installation | PPL Mouiller (Sénat) et Garot (Assemblée nationale) |
| Manifestation | Samedi 10 janvier à Paris |