Les équilibres financiers se dégradent sous l'effet conjugué d'un sous-financement persistant, de l'inflation et des revalorisations salariales récentes. Un paradoxe quand les établissements maintiennent un niveau d'activité dynamique pour répondre aux besoins croissants liés au vieillissement et à la hausse des pathologies chroniques.
Le secteur médico-social doublement pénalisé
Pour le secteur médico-social, le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026 cumule les mauvaises nouvelles. Première mesure contestée : la suppression du fonds d'urgence de 300 millions d'euros, pourtant jugé indispensable à la survie de nombreux établissements déjà en déficit.
Deuxième coup dur : l'augmentation de 80 % de la réserve prudentielle en 2025, soit 241 millions d'euros non versés aux structures. Ce mécanisme prive les établissements de crédits votés alors qu'aucun risque réel de dépassement n'existe dans ce secteur aux enveloppes strictement limitatives. La FHF et la FEHAP plaident pour la réaffectation de cette réserve à un plan d'investissements immobiliers et technologiques.
Les deux fédérations dénoncent enfin une régulation de l'ONDAM qui ne pèse que sur les établissements sanitaires et médico-sociaux. Au-delà de l'urgence, elles appellent à inscrire le financement du système de santé dans une trajectoire pluriannuelle via une loi de programmation, seule garante de visibilité et de stabilité.
Points clés
| Mesure contestée | Montant | Impact |
|---|---|---|
| Suppression du fonds d'urgence | 300 M€ | Menace la survie d'établissements en déficit |
| Augmentation réserve prudentielle 2025 | 241 M€ | Crédits non versés aux structures |
| Inflation + revalorisations salariales | Non chiffré | Dégradation des équilibres financiers |